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Le parti FARC exclut ses ex-chefs rebelles

Le parti FARC, issu de l'accord de paix en Colombie, a officialisé mercredi l'exclusion de plusieurs ex-chefs rebelles retournés à la clandestinité et à la lutte armée.

Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l'ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño. (Lundi 13 janvier 2020)
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Keystone
La Colombie a connu dimanche les plus pacifiques de ces dernières années. Une femme devrait devenir maire de Bogota. (27 octobre 2019)
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AFP
Les Colombiens de Medellin fêtent la signature de l'accord sur la place Botero, le 23 juin. (24 juin 2016).
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AFP
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«L'annonce du retour aux armes ignore les instances de notre direction nationale» et «toutes les directives et principes politiques en matière disciplinaire», a déclaré dans un communiqué le parti Force alternative révolutionnaire commune (FARC), issu de l'ancienne guérilla marxiste.

Le parti de gauche, qui avait déjà condamné le retour aux armes des chefs rebelles, a affirmé qu'ils avaient enfreint «le statut et le code d'éthique en tous points, par une multitude de situations consistant en des délits, des délits graves et des délits très graves» qui justifient leur expulsion. Dans le parti FARC, «il n'y a pas de place pour les expressions armées», ajoute le communiqué.

«Trahison»

Cette décision concerne Ivan Marquez, l'ex-numéro deux des FARC, Jesus Santrich, son bras droit et Hernan Dario Velasquez Saldarriaga, dit «El Paisa». Dans une vidéo diffusée fin août, ces anciens chefs rebelles ont annoncé la reprise de la lutte armée, dénonçant «la trahison» par l'Etat de l'accord de paix de 2016.

Le 4 octobre, la Juridiction spéciale de paix (JEP) les a exclus des dispositions pénales spécifiques définies par l'accord de paix qui prévoit des peines alternatives à la prison pour les auteurs de crimes graves, anciens rebelles et militaires, à condition qu'ils disent la vérité, dédommagent les victimes et s'engagent à ne plus recourir à la violence. S'ils sont capturés, c'est la justice ordinaire qui s'appliquera.

Bogota accuse le Venezuela voisin de servir de refuge aux ex-rebelles dissidents, ainsi qu'aux dirigeants de l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla active reconnue en Colombie.

Appuyé par l'ONU, l'accord de 2016, a permis le désarmement de quelque 13'000 guérilleros de l'ancienne guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes). Mais 2300 combattants sont toujours en dissidence, pour la plupart impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, selon les renseignements militaires.

(AFP)

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