Passer au contenu principal

Le Parlement tente de barrer la route à Maduro

Le Parlement a promis une amnistie aux militaires qui refuseraient de reconnaître le deuxième mandat de Maduro.

Au centre, Juan Guaido, le président du Parlement, lors d'une session.
Au centre, Juan Guaido, le président du Parlement, lors d'une session.
AFP

Le Parlement vénézuélien, unique institution aux mains de l'opposition, a promis mardi une «amnistie» aux fonctionnaires civils ou militaires qui refuseraient de reconnaître le deuxième mandat contesté du président socialiste Nicolas Maduro. Réunis en session, les députés ont approuvé ce texte visant «à restaurer l'ordre constitutionnel».

Le nouveau mandat de six ans de Nicolas Maduro a commencé officiellement le 10 janvier. Il est contesté par l'opposition, qui dénonce des pressions sur les électeurs et une forte abstention lors du scrutin présidentiel du 20 mai, et n'est pas reconnu par une bonne partie de la communauté internationale.

«Nous nous adressons aux militaires de rangs inférieurs et intermédiaires : brisez la peur», a lancé le président du Parlement, Juan Guaido, depuis l'Assemblée.

Au lendemain de l'investiture de Nicolas Maduro pour un deuxième mandat contesté de six ans, Juan Guaido avait déclaré que la Constitution vénézuélienne lui donnait la légitimité pour assumer le pouvoir dans le cadre d'un gouvernement de transition. Il a été brièvement arrêté dimanche par les services de renseignement, avant d'être libéré.

Loyauté réitérée

Alors que se déroulait la session parlementaire, le président Maduro est apparu à la télévision en compagnie de l'état-major de l'armée, qui lui a réitéré sa loyauté. «Nous sommes disposés à mourir, comme nous l'avons juré, pour défendre la Constitution. Comme magistrat suprême, président constitutionnel, c'est le peuple qui vous a désigné», a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino.

Mardi, le vice-président américain Mike Pence s'est aussi entretenu par téléphone avec Juan Guaido. Il a souligné son «leadership courageux», ont indiqué dans un communiqué les services du dirigeant américain. M. Pence a également promis le «soutien ferme» des États-Unis pour l'Assemblée nationale «jusqu'à ce que la démocratie soit restaurée» au Venezuela.

Depuis l'installation des députés début 2016, les décisions du Parlement sont systématiquement annulées par la Cour Suprême, composée de fidèles du régime. Dans la pratique, le Parlement a été remplacé par une Assemblée constituante 100% chaviste (du nom de l'ancien président Hugo Chavez).

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.