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Crise migratoireParis prêt à accueillir 10 migrants du Sea-Watch 3

Les autorités françaises se sont dites prêtes à accepter sur leur territoire 10 des 40 migrants débarqués illégalement à Lampedusa par le navire humanitaire.

Trente-quatre personnes, en majorité des femmes, ont perdu la vie lors du naufrage d'une embarcation clandestine de migrants au large des îles Kerkennah en Tunisie. Douze corps supplémentaires ont été retrouvés mercredi. (10 juin 2020)
Trente-quatre personnes, en majorité des femmes, ont perdu la vie lors du naufrage d'une embarcation clandestine de migrants au large des îles Kerkennah en Tunisie. Douze corps supplémentaires ont été retrouvés mercredi. (10 juin 2020)
Keystone
Les gardes-frontières iraniens sont accusés d'avoir refoulé des migrants Afghans qui seraient morts noyés. L'Iran nie ces accusations. (Vendredi 8 mai 2020)
Les gardes-frontières iraniens sont accusés d'avoir refoulé des migrants Afghans qui seraient morts noyés. L'Iran nie ces accusations. (Vendredi 8 mai 2020)
AFP
Lundi, en ouverture du sommet de l'Union africaine (UA), le roi du Maroc Mohammed VI (ici lors d'un précédent sommet en janvier 2017) a plaidé pour une «vision africaine commune» à propos de la migration et fera des propositions en ce sens aux pays africains. (Lundi 3 juillet 2017)
Lundi, en ouverture du sommet de l'Union africaine (UA), le roi du Maroc Mohammed VI (ici lors d'un précédent sommet en janvier 2017) a plaidé pour une «vision africaine commune» à propos de la migration et fera des propositions en ce sens aux pays africains. (Lundi 3 juillet 2017)
AFP
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La France est prête à accueillir 10 des 40 migrants débarqués par le Sea-Watch 3, le navire d'une ONG allemande, dans la nuit de vendredi à samedi dans le port italien de Lampedusa, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Transfert «sans délai»

«La France est prête à déployer une nouvelle fois dans les tout prochains jours, comme elle l'a déjà fait à plusieurs reprises depuis un an, une mission du ministère de l'Intérieur et de l'Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier 10 personnes en besoin de protection qui pourront être transférées sans délai sur notre territoire», a affirmé le ministère dans un communiqué.

Le Sea-Watch 3, qui a secouru une quarantaine de migrants, a forcé le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, suscitant l'ire du gouvernement transalpin et l'arrestation de la jeune capitaine allemande du navire.

Les 40 migrants bloqués à bord depuis 17 jours ont finalement pu débarquer samedi à l'aube. D'intenses échanges diplomatiques doivent permettre de les répartir entre cinq pays européens: France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande.

«La France a déjà accueilli ces derniers mois sur son territoire près de 400 personnes en besoin de protection, débarquées en Italie et à Malte et ce, de concert avec d'autres Etats membres et sous coordination européenne», rappelle le ministère dans son communiqué.

«L'actuel gouvernement italien fait le choix de solutions non concertées avec ses partenaires européens, tout en dénonçant un manque de solidarité de l'Europe et de ses Etats membres», accuse-t-il.

«Violation du droit de la mer»

«Il a ainsi annoncé une fermeture de ses ports en violation du droit international de la mer, alors même que des débarquements de personnes secourues en mer continuent de se produire en Italie, tant du fait des navires d'ONG que des navires des garde-côtes italiens».

«Dans ce contexte, l'Italie continue d'avoir besoin de cette solidarité européenne que pourtant elle dénonce», ajoute le ministère français. Et «la France poursuivra son action de solidarité avec le peuple italien pour l'accueil des personnes en besoin de protection».

La France refuse pour sa part d'ouvrir ses ports, arguant que ses côtes ne sont pas les plus proches des navires en détresse. Mais elle se targue d'être la plus prompte à réagir une fois les réfugiés arrivés dans un port.

En avril, Paris s'était engagé à accueillir 20 des 64 migrants secourus par l'AlanKurdi alors qu'ils se trouvaient sur une embarcation de fortune au large de la Libye avant d'être débarqués à Malte.

Le cas du Sea-Watch 3 est un nouvel épisode de la crise humanitaire et diplomatique sur l'accueil des migrants: à l'été 2018, Matteo Salvini a fermé les ports italiens aux bateaux des ONG pour obliger les autres pays européens à s'entendre sur une répartition au coup par coup.

(ats)

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