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Décret anti-musulmanL'ONU dénonce le «méchant» procédé de Trump

Le décret interdisant l'entrée aux USA de ressortissants de certains pays musulmans suscite la colère de l'ONU et MSF.

Zeid Raad al-Hussein
Zeid Raad al-Hussein
Keystone

L'ONU dénonce le décret du président étasunien Donald Trump qui interdit l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme cible une mesure «méchante» et contreproductive dans la lutte contre le terrorisme.

«La discrimination fondée sur la nationalité est interdite en vertu des droits humains», a estimé sur Twitter Zeid Raad al-Hussein. Il ajoute par ailleurs que ce dispositif prive la lutte contre le terrorisme des ressources adaptées.

Donald Trump a pris un décret interdisant pour trois mois au moins l'entrée sur le territoire américain des citoyens de sept pays: Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Largement critiquée, notamment par la Suisse, cette mesure a déjà été examinée par la justice. Une juge fédérale, saisie par des défenseurs des droits civiques, a interdit l'expulsion des personnes en règle retenues dans tous les aéroports américains.

Réaction de MSF

La décision de Donald Trump de suspendre le programme d'accueil des réfugiés syriens va coûter la vie à certains d'entre eux, a dénoncé lundi Médecins sans frontières (MSF). Dans un communiqué, l'ONG estime que le décret du président américain va empêcher des civils de fuir des zones de guerre et accroître les risques auxquels ils sont exposés.

Le directeur de MSF Etats-Unis, Jason Cone, rappelle que les autorités américaines étudient rigoureusement les dossiers des réfugiés depuis des années. Il accuse la Maison-Blanche de bafouer le droit internationalement reconnu des civils à fuir pour rester en vie en leur fermant la porte des Etats-Unis. «Nos équipes sur le terrain voient tous les jours des gens qui recherchent désespérément un peu de sécurité devant des frontières fermées et dans des zones de guerre dont ils ne peuvent fuir», souligne-t-il.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont insisté samedi dans un communiqué commun sur l'importance du programme de relocalisation des réfugiés syriens aux Etats-Unis, sans critiquer ouvertement la décision de Donald Trump.

(ats)

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