L'OMC soutient Séoul, protestations de Tokyo

Produits de FukushimaAprès l'arbitrage de l'OMC, Séoul continuera à ne pas importer des produits de la mer venus des environs de Fukushima.

Des poissons pêchés dans les eaux japonaises, en 2013.

Des poissons pêchés dans les eaux japonaises, en 2013. Image: AFP

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Le gouvernement japonais a déploré vendredi que l'OMC ait donné raison aux autorités de Séoul au sujet de l'interdiction d'importer en Corée du Sud des produits de la mer de régions autour de Fukushima depuis l'accident nucléaire de mars 2011. Le conflit durait depuis plusieurs années.

L'Organe d'appel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la plus haute instance dans le mécanisme de règlement des différends, a invalidé jeudi une décision en faveur du Japon rendue en février 2018 par un groupe spécial d'experts. «Il est extrêmement regrettable qu'une partie de la décision du panel ait été infirmée», a réagi le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono.

«Le Japon n'a désormais plus de recours si la Corée du Sud ne modifie pas sa politique», a-t-il ajouté. Selon l'instance finale, le groupe d'experts n'a pas interprété correctement les textes et il est inexact d'estimer, comme il l'a fait, que les mesures proposées par le Japon satisfaisaient le niveau de protection approprié requis par la Corée du Sud. Le Japon continue toutefois à espérer «la levée de l'interdiction sur les importations via des discussions bilatérales» avec son voisin, a ajouté le chef de la diplomatie.

Contraire aux règles

Séoul avait exigé le renforcement des contrôles de la radioactivité des marchandises alimentaires venues du Japon et avait interdit l'importation de produits de la mer provenant de plusieurs préfectures nippones, après la catastrophe de Fukushima en mars 2011 provoquée par un violent séisme suivi d'un tsunami.

Le gouvernement nippon avait demandé à l'OMC de trancher en août 2015 après l'échec de discussions bilatérales pour résoudre ce litige. Il estimait que les mesures prises n'avaient pas de fondement scientifique et étaient contraires aux règles du commerce international.

De nombreux autres pays avaient imposé des restrictions dans la foulée de l'accident nucléaire - 54 au total -, craignant pour la santé des consommateurs. «A ce jour, 31 les ont levées», a précisé vendredi le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, promettant de poursuivre les efforts pour convaincre les réfractaires. (ats/nxp)

Créé: 12.04.2019, 06h50

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