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Accord nucléaireNucléaire iranien en hausse, mais sous la limite

L'AIEA a rendu son premier rapport sur les stocks iraniens d'eau lourde et d'uranium enrichi depuis que Téhéran a déclaré n'être plus tenu aux limites autorisées.

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)
Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)
Keystone
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)
AFP
En vue d'un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran, le secrétaire d'Etat américain John Kerry va retrouver à Lausanne son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. (15 mars 2015)
En vue d'un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran, le secrétaire d'Etat américain John Kerry va retrouver à Lausanne son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. (15 mars 2015)
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Les stocks iraniens d'eau lourde et d'uranium enrichi sont en hausse mais ne dépassent pas les limites autorisées par l'accord nucléaire de 2015, relève l'AIEA vendredi dans son premier rapport trimestriel depuis que Téhéran a annoncé le 8 mai qu'il s'affranchissait de ces plafonds.

Pas de violations

Le stock d'eau lourde iranien a légèrement progressé, passant à 125,2 tonnes, mais reste en-deçà du maximum autorisé de 130 tonnes, et celui d'uranium enrichi UF6 a augmenté jusqu'à 174,1 kilos, également dans le cadre des limites admises, selon les constatations des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'ont pas relevé de violations de l'accord de la part de Téhéran.

L'Iran a fait savoir le 8 mai qu'il ne s'estimait plus tenu de respecter ces plafonds, en signe de protestation contre le retrait unilatéral américain de l'accord de 2015 et le rétablissement par Washington de sanctions affectant lourdement l'économie du pays. Condamnée par la communauté internationale, cette décision iranienne n'a toutefois pas signifié un retrait de Téhéran de ce pacte.

La République islamique continue ainsi de se plier à ses autres obligations, dont celle de se soumettre à des contrôles renforcés de l'AIEA, une agence onusienne chargée de veiller à l'application du texte.

«Aucun changement»

Pour le moment, «aucun changement» n'a été observé dans le degré de coopération de la République islamique avec les inspections, a dit à l'AFP un diplomate en poste à Vienne ayant requis l'anonymat.

L'Iran a toutefois aussi adressé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois, jusqu'au 8 juillet, pour trouver une solution permettant de sortir ses secteurs pétrolier et bancaire de leur isolement, faute de quoi Téhéran renoncerait à d'autres engagements.

L'AIEA a jusqu'à présent toujours attesté que l'Iran se conformait à ses obligations, tout en l'encourageant à faire preuve de davantage de célérité.

Conclu avec les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), l'accord nucléaire de juillet 2015 vise à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée des sanctions internationales. Le président Donald Trump a annoncé il y a un an le désengagement des Etats-Unis de ce document.

La diffusion de ce rapport intervient dans un contexte de vives tensions au Moyen-Orient, exacerbées par des invectives échangées entre l'Iran et les Etats-Unis, qui ont augmenté leur présence militaire dans la région.

AFP

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