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ColombieNouvelles manifestations contre Ivan Duque

Les Colombiens sont une fois de plus descendus dans la rue dimanche pour protester contre la politique du président de droite.

Après la mort de huit dissidents Farc mercredi, l'armée colombienne a annoncé avoir tué quatre autres rebelles vendredi. (17 avril 2020)
Après la mort de huit dissidents Farc mercredi, l'armée colombienne a annoncé avoir tué quatre autres rebelles vendredi. (17 avril 2020)
AFP
La Haute commissaire de l'ONU pour les droits humains a alerté mercredi sur les homicides et autres abus présumés commis par des militaires et des policiers en Colombie, depuis l'accord de paix de 2016 avec l'ex-guérilla Farc. (Mercredi 26 février 2020)
La Haute commissaire de l'ONU pour les droits humains a alerté mercredi sur les homicides et autres abus présumés commis par des militaires et des policiers en Colombie, depuis l'accord de paix de 2016 avec l'ex-guérilla Farc. (Mercredi 26 février 2020)
Keystone
Ivan Duque est arrivé au pouvoir il y a un peu plus de 15 mois et n'a cessé de répéter comme un mantra que son gouvernement est à l'écoute des Colombiens. (Vendredi 22 novembre 2019)
Ivan Duque est arrivé au pouvoir il y a un peu plus de 15 mois et n'a cessé de répéter comme un mantra que son gouvernement est à l'écoute des Colombiens. (Vendredi 22 novembre 2019)
AFP
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De nouvelles manifestations ont eu lieu dimanche dans plusieurs villes de Colombie, à Bogota notamment, pour exiger du président de droite Ivan Duque une inflexion de sa politique, au onzième jour d'un mouvement social inhabituel dans ce pays d'Amérique latine.

La mobilisation, bien moindre qu'au premier jour de cet «arrêt national» le 21 novembre, a réuni plusieurs centaines de personnes dans la capitale, à Medellin (nord-ouest), Cali (sud-ouest) ou Popayan (sud-ouest), qui ont manifesté au son de «cacerolazos», des cuillers frappées sur des casseroles.

«Nous ne sommes pas l'arrière-cour des gringos» (surnom péjoratif des Américains) était l'un des slogans des protestataires à Popayan, selon une journaliste de l'AFP.

«Arrêt national»

À Bogota, plusieurs dizaines de manifestants indigènes étaient présents dans le cortège, qui a défilé dans un parc.

Par l'«arrêt national», ainsi que les leaders de la mobilisation l'ont baptisé, les manifestants veulent accroître la pression sur Ivan Duque, chef de l'État depuis à peine plus de 15 mois et contesté pour sa politique libérale.

Face à la grogne, Ivan Duque a lancé un «dialogue social». Mais il s'est réuni avec des élus avant de rencontrer les leaders du mouvement, ce qui a discrédité son initiative. «Nous entendons toutes les formes d'expression citoyenne, mais nous ne pouvons plus continuer à observer les pertes que subit l'économie», a-t-il prévenu dimanche matin lors d'une intervention dans le département de Guainia (sud-est).

Si les manifestations sont majoritairement pacifiques, elles ont toutefois fait quatre morts. Quelque 500 civils, policiers et militaires ont été blessés.

Guerre interne

Cette mobilisation contre le président, qui pâtit de 69% d'opinions défavorables, intervient dans une climat de crises socio-politiques, sans dénominateur commun, qui secouent l'Amérique latine.

Ivan Duque fait aussi les frais d'un mécontentement accumulé au fil des années, dans ce pays parmi les plus inégalitaires d'Amérique latine, mais réduit au silence par une guerre interne de plus d'un demi-siècle.

Enfin, les Colombiens ne semblent plus craindre de protester, à la faveur d'une baisse d'intensité du conflit civil dans certaines régions, dont les grandes villes, depuis la signature il y a trois ans de l'accord de paix avec les Farc, la plus ancienne guérilla de la région apparue en 1964.

(AFP)

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