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VenezuelaNicolas Maduro dénonce le «chantage» de l'UE

L'UE a annoncé être prête à élargir encore les sanctions si les négociations de La Barbade ne débouchent sur «aucun résultat concret».

Nicolas Maduro a prononcé un discours devant des membres du PSUV, vendredi 19 juillet à Caracas.
Nicolas Maduro a prononcé un discours devant des membres du PSUV, vendredi 19 juillet à Caracas.
AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté vendredi le «chantage» de l'Union européenne, qui a menacé de prendre de nouvelles sanctions contre son régime si les négociations entre le pouvoir et l'opposition ne donnent pas de résultats.

Des pourparlers menés sous médiation de la Norvège sont en cours à La Barbade, dans les Caraïbes, entre des délégations du gouvernement du président Maduro et de l'opposition dirigée par Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays comme président intérimaire du Venezuela.

Mardi dernier, la représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a déclaré que l'UE «élargira encore» ses sanctions contre le pouvoir du président Maduro si les discussions ne débouchent sur «aucun résultat concret».

«Prêt à résister à n'importe quel chantage»

«Madame Mogherini a voulu exercer un chantage sur le dialogue», a dit vendredi Nicolas Maduro dans une déclaration diffusée par la télévision officielle vénézuélienne. «Je qualifie les déclarations de Madame Mogherini d'infâmes et aberrantes». «Le Venezuela n'acceptera de pression ou de chantage de personne. Le dialogue avancera au rythme auquel il doit avancer», a asséné le président chaviste.

Le Venezuela, a-t-il ajouté, «est prêt à résister à n'importe quel chantage, qu'il vienne de l'Union européenne ou des Etats-Unis», qui ont été en janvier les premiers à reconnaître Juan Guaido et disent ouvertement vouloir la chute du président vénézuélien.

Les délégations du gouvernement et de l'opposition ont annoncé jeudi qu'elles progressaient dans leurs pourparlers à La Barbade visant à résoudre la crise politique que connaît le Venezuela. Après quatre jours de discussions, les deux parties ont indiqué dans des communiqués séparés que les négociations se poursuivaient.

Elles se sont engagées, comme le leur a demandé la Norvège, à rester discrètes sur le déroulement des discussions. Le ministère norvégien des Affaires étrangères a souligné jeudi que, «dans l'intérêt des négociations», les deux parties doivent avoir «l'espace nécessaire pour avancer dans une ambiance constructive» et que «la confidentialité du processus doit être respectée par tous».

(AFP)

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