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Nemmouche évoque un «pseudo-attentat»

L'auteur présumé de l'attaque au Musée juif de Bruxelles a minimisé l'attentat au tribunal. Une attaque qui avait fait quatre morts en 2014.

La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)
La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)
Keystone
Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)
Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)
AFP
Les témoignages de sympathies s'accumulent devant l'entrée du musée.  (25 mai 2014)
Les témoignages de sympathies s'accumulent devant l'entrée du musée. (25 mai 2014)
Keystone
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Le djihadiste français jugé pour le quadruple assassinat au Musée juif de Bruxelles en 2014 a évoqué jeudi un «pseudo-attentat». Le même jour, les proches du couple d'Israéliens tués ont raconté leur «tragédie» dans une atmosphère lourde.

Les époux Riva, qui sont deux des quatre victimes de la tuerie, avec une bénévole française et un jeune employé belge du musée, sont omniprésents dans les débats du procès ouvert le 10 janvier devant les assises de Bruxelles.

Pour innocenter leur client, les avocats de Mehdi Nemmouche désignent Miriam et Emmanuel Riva comme «des agents du Mossad» (service secret israélien) qui auraient été victimes d'«une exécution ciblée» le 24 mai 2014 au Musée juif.

Une théorie «complotiste» qui indigne les parties civiles, et que ni les magistrats, ni les jurés, ni aucun avocat n'a osé aborder en présence des quatre proches des Riva venus témoigner jeudi après-midi.

Premières à prendre la parole, avec une interprète traduisant leur hébreu, Ayalet et Shira, 19 et 21 ans, les deux orphelines du couple Riva, ont décrit, en peu de mots, une mère «dévouée à sa famille» et un père «modeste», qui «adorait voyager». Comme l'oncle et la tante qui leur succèdent à la barre, les filles racontent avoir appris par les médias l'attaque antisémite.

«Acte d'intimidation»

Dans le box des accusés, reste impassible, regarde ailleurs. Dans la matinée, le djihadiste de 33 ans, jugé avec un complice présumé qui encourt comme lui la réclusion à perpétuité, a réaffirmé son innocence.

«Je redis que je ne suis pas le tueur du musée. Je condamne tout acte d'intimidation et demande à toute personne de laisser ce procès se dérouler en toute sérénité», a-t-il lancé.

Une allusion à un cambriolage assorti de menaces survenu mardi soir chez un des avocats de l'affaire, un acte dont il a souhaité se dissocier «avec force», en lisant un texte préparé à l'avance.

«Si des personnes devaient penser que j'ai commis ce pseudo-attentat et devaient donc penser qu'elles me rendent service (...) en commettant des actes d'intimidation, elles se trompent lourdement», a ajouté ce délinquant radicalisé en prison, passé par la Syrie.

A la place du dossier «Nemmouche», Me Vincent Lurquin, l'avocat victime du vol, avait retrouvé sur son bureau une batte de base-ball et une fausse Kalachnikov. Une enquête judiciaire a été ouverte.

Une thèse «fantasmagorique»

Si Nemmouche nie les faits et refuse de s'expliquer depuis le début du procès, les parties civiles qualifient d'«accablantes» les preuves recueillies contre lui (ADN, téléphonie, vidéos de revendication, etc.). Six jours après la tuerie, le natif de Roubaix avait été arrêté à Marseille en possession des armes utilisées, un revolver et un fusil d'assaut de type Kalachnikov.

Quant à la thèse des «agents du Mossad» pris pour cible, elle est jugée «fantasmagorique» par David Ramet, un des avocats de la famille Riva.

Miriam Riva, tuée à 53 ans, était comptable pour les services secrets israéliens mais avait pris sa retraite quelques mois avant son assassinat. Elle n'était «pas sur le terrain opérationnel», ont expliqué à l'audience les juges d'instruction chargées de l'enquête.

De son côté Emmanuel Riva, qui avait un an de plus que sa femme, travaillait comme «économiste» pour Nativ, une agence rattachée aux services du Premier ministre israélien, spécialisée dans l'accueil des juifs de l'ex-bloc communiste. Sur ces deux curriculum vitae «il n'y avait rien à cacher», a assuré Me Ramet à l'AFP.

(ats)

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