Le «National Enquirer» nie tout chantage

Affaire BezosAccusé par Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, de chantage, le tabloïd américain a nié en bloc les accusations du milliardaire.

La Une du dernier «National Enquirer».

La Une du dernier «National Enquirer». Image: AFP

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Un avocat du «National Enquirer» a rejeté dimanche les accusations de chantage émises par le milliardaire Jeff Bezos, qui a accusé le tabloïd américain de l'avoir menacé de publier ses photos intimes.

«Ce n'est absolument ni de l'extorsion ni du chantage», a déclaré Elkan Abramowitz lors d'un entretien à la chaîne de télévision américaine ABC. Il représente le «National Enquirer» et sa maison mère, le groupe de médias American Media Inc (AMI), dont le patron, David Pecker, est un proche du président Donald Trump.

Jeudi, dans une tribune, Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde, avait affirmé que AMI avait tenté de le faire chanter. Selon lui, le groupe de presse aurait menacé de publier des photos intimes s'il ne renonçait pas à enquêter sur l'origine d'une fuite qui a permis au «National Enquirer» de mettre la main sur des textos intimes démontrant que le fondateur d'Amazon avait eu une liaison extra-conjugale.

Un marché que Jeff Bezos a refusé, choisissant au contraire de publier plusieurs des échanges qu'il affirme avoir eus avec AMI. «Ce qui s'est passé c'est que l'histoire a été donnée au «National Enquirer» par une source fiable qui donne des informations au «National Enquirer» depuis sept ans avant la publication de cette histoire. C'était une source qui est bien connue par M. Bezos et Mademoiselle (Lauren) Sanchez», la maîtresse supposée de M. Bezos.

M. Abramowitz a toutefois refusé de révéler l'identité de la source, alors qu'on lui demandait si c'était Michael Sanchez, le frère de Lauren Sanchez, comme l'avancent plusieurs médias américains. M. Sanchez est par ailleurs un supporteur de Donald Trump et un ami de Roger Stone, un proche du magnat de l'immobilier mis en cause dans l'enquête sur les ingérences russes dans l'élection présidentielle de américaine de 2016.

«C'est une personne qui était connue aussi bien de M. Bezos que de Mademoiselle Sanchez», s'est contenté de répéter l'avocat. «Je peux vous affirmer que ce n'est ni l'Arabie saoudite, ni le président Trump, (et) ce n'est pas Roger Stone non plus mais je ne peux vous dire qui est cette source», a ajouté Elkan Abramowitz. AMI avait déjà assuré vendredi avoir agi «dans le respect de la loi» et annoncé l'ouverture d'une enquête interne pour faire la lumière sur les accusations de Jeff Bezos. (afp/nxp)

Créé: 11.02.2019, 02h32

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