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Affaire GrégoryMurielle Bolle bientôt fixée sur la légalité de sa garde à vue

La Cour de cassation se prononcera le 19 février sur la garde à vue de 1984, au cours de laquelle Murielle Bolle avait accusé son beau-frère d'avoir enlevé le petit Grégory avant de se rétracter.

La cour d'appel de Paris a annulé jeudi la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans l'enquête sur la mort du petit Grégory. (16 janvier 2020)
La cour d'appel de Paris a annulé jeudi la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans l'enquête sur la mort du petit Grégory. (16 janvier 2020)
AFP
La Cour de cassation a reconnu mardi que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans le cadre de l'affaire Grégory a été effectuée en application de dispositions «inconstitutionnelles». La cour d'appel de Paris de réexaminer la question de son annulation. Ici sur la photo, Murielle Bolle arrive au au palais de Justice de Dijon en 1996.
La Cour de cassation a reconnu mardi que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans le cadre de l'affaire Grégory a été effectuée en application de dispositions «inconstitutionnelles». La cour d'appel de Paris de réexaminer la question de son annulation. Ici sur la photo, Murielle Bolle arrive au au palais de Justice de Dijon en 1996.
archive/photo d'illustration, AFP
De nombreux journalistes assistent à la reconstitution de l'assassinat de Grégory. (30 octobre 1984)
De nombreux journalistes assistent à la reconstitution de l'assassinat de Grégory. (30 octobre 1984)
AFP
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Les avocats de Mme Bolle, aujourd'hui âgée de 49 ans, ont demandé mardi aux hauts magistrats d'annuler cette garde à vue qui s'était déroulée alors qu'elle avait quinze ans, dans des conditions jugées récemment non conformes à la Constitution par le Conseil constitutionnel.

Le 16 novembre, les «Sages» ont en effet censuré plusieurs dispositions de l'ordonnance de 1945 sur «l'enfance délinquante», qui régissait alors le traitement judiciaire des mineurs, telle que rédigée à l'époque. La loi ne prévoyait ni présence d'un avocat, ni notification du droit de se taire.

En conséquence, la justice devrait logiquement rayer du dossier toute mention de ces procès-verbaux cruciaux dans cette affaire vieille de 34 ans, l'une des plus célèbres énigmes criminelles françaises. Cela affaiblirait encore un dossier déjà miné par d'innombrables errements, sans toutefois mettre un terme à l'enquête.

Volte-face

Placée en garde à vue début novembre 1984, quelques jours après la mort de Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984, Murielle Bolle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé Grégory en sa présence.

Elle avait ensuite répété ses propos devant le juge d'instruction, avant de se rétracter en dénonçant la pression des gendarmes. Aujourd'hui encore, cette volte-face reste au coeur de l'enquête.

L'affaire Grégory a connu un rebondissement spectaculaire en juin 2017 avec les mises en examen de Mme Bolle et du couple Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, pour le rapt mortel de l'enfant. Annulées ensuite pour des questions de procédure, ces mises en examen pourraient être de nouveau ordonnées, une fois les recours de Mme Bolle purgés.

L'accusation privilégie désormais la thèse d'un «acte collectif» avec Bernard Laroche. Ce dernier a été abattu par Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, en 1985.

L'avocat de Murielle Bolle, qui clame son innocence et celle de Bernard Laroche, a aussi demandé à la Cour de cassation de reconnaître «la partialité avérée» du juge Simon, qui a enquêté entre 1987 et 1990. Une «partialité» contre les Bolle qui «suinte», selon l'avocat, des «carnets» intimes du juge versés au dossier après sa mort.

(AFP)

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