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SyrieL'UE promet deux milliards d'euros pour les réfugiés

L'Union européenne va allouer l'argent de son budget commun. La Suisse s'est, elle, engagée sur une contribution de 61 millions de francs.

Une femme a été tuée dimanche par des tirs du régime dans la région d'Idleb. C'est la première victime civile plus de trois jours après le début d'une trêve annoncée par Damas. (Dimanche 4 août 2019)
Une femme a été tuée dimanche par des tirs du régime dans la région d'Idleb. C'est la première victime civile plus de trois jours après le début d'une trêve annoncée par Damas. (Dimanche 4 août 2019)
Trente-et-un combattants des forces prorégime ont été tués samedi dans l'explosion de munitions sur un aéroport militaire du centre de la Syrie. (Samedi 3 août 2019)
Trente-et-un combattants des forces prorégime ont été tués samedi dans l'explosion de munitions sur un aéroport militaire du centre de la Syrie. (Samedi 3 août 2019)
OSDH
Les Syriaques sont aisément reconnaissables avec le tatouage de leur foi.
Les Syriaques sont aisément reconnaissables avec le tatouage de leur foi.
Facebook @Syriac Military Council
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L'UE va débloquer 2,01 milliards d'euros (2,27 milliards de francs) pour les réfugiés syriens, a-t-elle annoncé jeudi lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles. Berlin a annoncé une contribution de 1,44 milliard d'euros et la Suisse de 61 millions de francs.

Cette nouvelle conférence des donateurs de trois jours s'était ouverte mardi avec l'objectif de mobiliser près de huit milliards d'euros pour aider les réfugiés syriens. L'ONU a chiffré à 4,4 milliards d'euros les besoins financiers pour venir en aide aux quelque 5,6 millions de Syriens réfugiés hors de leur pays, en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Egypte.

Un montant additionnel de 2,9 milliards d'euros est destiné aux populations à l'intérieur de la Syrie confrontées à une situation humanitaire qualifiée d'«insoutenable» par l'ONG Médecins du monde.

Dans le cadre de cette conférence, le Royaume-Uni a promis 464 millions d'euros, la Belgique 24,3 millions et l'Autriche neuf millions.

400 millions depuis 2011

La Suisse a aussi réaffirmé son engagement dans le cadre du conflit syrien. Elle prévoit de débloquer 61 millions de francs cette année pour soutenir la population en détresse en Syrie et dans les pays limitrophes et sept millions en faveur de la promotion de la paix, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

La Suisse était représentée à la conférence par la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Pascale Baeriswyl. Cette dernière a a appelé «toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et les droits de l'homme».

Au total, la Confédération a mis 397 millions de francs à disposition depuis 2011 pour la Syrie, a-t-elle souligné. «En termes financiers, cet engagement humanitaire est le plus important de l'histoire de la Suisse», a affirmé Mme Baeriswyl.

En plus de fournir une aide humanitaire en Syrie, la Suisse œuvre à améliorer la protection et l'assistance apportées aux réfugiés dans les communes d?accueil au Liban, en Jordanie et en Turquie.

De l'argent certes, mais surtout la paix

Les contributions avaient été inférieures aux attentes lors de la conférence des donateurs de l'an dernier. «Nous avions demandé neuf milliards de dollars, les promesses ont totalisé six milliards de dollars», a expliqué le secrétaire général adjoint de l'ONU Mark Lowcock, coprésident avec la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La conférence ne doit pas seulement être une collecte de fonds, a insisté Mme Mogherini: «La Syrie doit rester en tête des priorités de la communauté internationale».

«L'argent mobilisé par l'UE pour la reconstruction ne sera déboursé que si un processus de paix crédible commence à Genève sous les auspices de l'ONU», a-t-elle averti. «Il faut que le régime syrien soit à la table à Genève», a renchéri le chef de la diplomatie belge Didier Reynders.

La Belgique et plusieurs autres pays de l'UE - France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas et Danemark - ont ajouté une autre condition: la lutte contre l'impunité pour les crimes commis en Syrie. Leurs représentants se sont réunis pour élaborer une déclaration à joindre aux conclusions de la Conférence.

«La guerre n'est pas finie en Syrie», a rappelé Didier Reynders. Le représentant de l'ONU lui a fait écho: «Une offensive militaire de grande ampleur contre Idleb provoquerait une catastrophe humanitaire».

La ville d'Idleb (nord-ouest) est contrôlée par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), une organisation formée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et représente le dernier bastion en Syrie hostile au régime de Damas.

Jeudi à Genève, Handicap International (HI) a par ailleurs relevé que plus de dix millions de personnes sont exposées à la menace des restes explosifs de guerre.

ats

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