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Moscou s’accroche au processus d’Astana

Organisé dans un contexte de tension, le neuvième round de pourparlers organisé au Kazakhstan est boycotté par les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne participeront pas à la nouvelle phase de négociations qui se déroulent à Astana. Sous l'égide de la Russie, de la Turquie et de l'Iran, les pourparlers avaient permis la création de quatre «zones de désescalade».
Les Etats-Unis ne participeront pas à la nouvelle phase de négociations qui se déroulent à Astana. Sous l'égide de la Russie, de la Turquie et de l'Iran, les pourparlers avaient permis la création de quatre «zones de désescalade».
Keystone

C’est une absence symbolique mais qui en dit long sur le climat de tension qui prévaut dans la région. À l’ouverture du neuvième cycle de pourparlers d’Astana sur la Syrie, parrainé par l'Iran, la Russie et la Turquie, le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères, Anuar Zhainaqov, a annoncé que les États-Unis ne seraient pas représentés. La Maison-Blanche ne veut pas s’associer aux manœuvres de Moscou.

«Aujourd’hui, la médiation menée par la Russie depuis le Kazhastan semble à son tour à bout de souffle»

Ces discussions de deux jours dans la capitale kazakhe entre les trois pays les plus impliqués dans le conflit syrien sont les premières depuis des frappes israéliennes contre des positions iraniennes en Syrie la semaine dernière. Elles sont également les premières depuis des frappes des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni ayant visé fin avril des positions du régime de Damas en riposte à une attaque chimique présumée. Elles réunissent les émissaires du gouvernement syrien et les représentants de différents groupes rebelles.

Les précédentes rencontres organisées à Astana ont permis la création de quatre «zones de désescalade» réparties sur la région d'Idleb (nord-ouest), celle de Homs (centre), la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud. Un succès sur lequel s’appuie la diplomatie Russie pour pousser ce processus aux dépends de la médiation onusienne conduite par l’ONU. Aujourd’hui, la médiation menée par la Russie depuis le Kazhastan semble à son tour à bout de souffle. Les concessions arrachées sur le terrain n’ont pas permis d'avancée concrète en vue d'un règlement politique. «C'est le seul processus qui a permis (…) de diminuer la tension pour arrêter les combats et faire basculer la Syrie sur la voie de la paix. Son succès est absolument clair», défend pourtant le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Jawad Zarif.

Téhéran, Moscou et Ankara continuent à porter le processus d’Astana à bout de bras en mettant en exergue des avancées techniques. Lors de la précédente série de pourparlers d'Astana, la Russie, la Turquie et l'Iran ont convenu d'établir un groupe de travail sur la libération des détenus et mis sur la table une déclaration sur le déminage. Staffan de Mistura, le médiateur de l’ONU pour la Syrie, LUI, ne minimise pas ce qui se passe à Astana. Il a fait une nouvelle fois le déplacement avec l’espoir de pouvoir relancer les pourparlers de Genève.

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