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Les Iraniens accusent le régime de laxisme et de mensonges face à l’épidémie

Les autorités disent contrôler la situation, malgré une hausse des hospitalisations. Le retour des vacances du Nouvel-An pourrait accélérer la propagation du virus.

Les routes de Téhéran continuent à être fréquentées.
Les routes de Téhéran continuent à être fréquentées.
GETTY IMAGES

«J’ai dû attendre deux heures environ au poste de contrôle avant que la police débloque la circulation. Les routes étaient embouteillées», témoigne Nika Nikzâd, médecin urgentiste, de retour de l’ouest du pays, où elle était affectée ces dernières semaines pour s’occuper des malades de la pandémie.

En l’absence de toute mesure de confinement par le gouvernement, des milliers d’Iraniens sont partis en vacances pour marquer le Nouvel-An persan, en pleine propagation du coronavirus, alors que le bilan officiel vient de dépasser la barre des 3000 morts. Or, le retour des vacanciers, début avril, fait craindre une deuxième vague de l’épidémie. Le directeur du Comité de lutte contre le coronavirus à Téhéran ne cache pas son inquiétude. «Le comportement de certains habitants de la capitale a propagé la contamination partout en Iran, alors que ce n’était pas le cas avant», tranche le DrAlireza Zâli.

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