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«Le monde occidental est le bouc émissaire des malheurs de la planète»

Pour Pascal Bruckner, s’il est indispensable que l’Occident reconnaisse ses torts, responsabilités et crimes passés, il faudrait que les autres empires, qui nous pointent du doigt, ne s’absolvent pas des leurs...

Selon Pascal Bruckner, l’Europe est souvent rappelée à son passé colonial par des leaders qui ne sont eux-mêmes pas exempts de tous reproches.
Selon Pascal Bruckner, l’Europe est souvent rappelée à son passé colonial par des leaders qui ne sont eux-mêmes pas exempts de tous reproches.
Laurent Guiraud / Archives

En 2006, dans son essai «La tyrannie de la pénitence», sous-titré «Essai sur le masochisme occidental» (Grasset), Pascal Bruckner expliquait que, depuis un demi-siècle, la philosophie occidentale était à la fois une parole émancipatrice et la mauvaise conscience de son temps. «Le monde entier nous hait et nous le méritons bien»: telle était en gros, selon lui, la conviction d’une majorité d’Européens, du moins à l’Ouest.

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