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SlovaquieAprès le meurtre du journaliste, une tête roule

Le chef de la police nationale, Tibor Gaspar, quittera ses fonctions le mois prochain. Sa démission était réclamée suite au meurtre du journaliste Jan Kuciak.

Le chef de la police nationale, Tibor Gaspar.
Le chef de la police nationale, Tibor Gaspar.
AFP

«Je considère le chef de la police comme un professionnel compétent (...) mais je constate qu'il était la cible d'une pression politique énorme. Nous avons convenu, afin d'apaiser les tensions et la pression médiatique sur la police, qu'il démissionnerait d'ici la fin du mois de mai», a déclaré le Premier ministre, Peter Pellegrini.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ces derniers mois pour demander le départ de Tibor Gaspar et une enquête indépendante sur l'assassinat, fin février, de Jan Kuciak. Le jeune journaliste de 27 ans enquêtait sur des affaires de corruption impliquant des hommes d'affaires liés à la sphère politique.

L'affaire a déclenché les plus grandes manifestations en Slovaquie depuis la «révolution de velours», qui avait abouti à la chute du communisme en novembre 1989. Ces rassemblements ont fini par contraindre le Premier ministre Robert Fico à la démission. Lundi, ce fut au tour du ministre de l'Intérieur, Tomas Drucker, d'annoncer sa démission en déclarant n'avoir pas trouvé de raison de renvoyer Tibor Gaspar. Il a toutefois souligné que la question restait source de division.

ats

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