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Effondrement au BangladeshManifestation de colère sur le site du Rana Plaza un an après

Un an après l'effondrement du complexe textile qui a fait 1138 morts, les familles attendent toujours de retrouver les corps.

Le propriétaire du Rana Plaza a été condamné à trois ans de prison pour corruption. L'homme n'a pas encore été jugé pour la tragédie qui avait it tué plus de 1130 personnes dans la banlieue de Dacca. (29 août 2017)
Le propriétaire du Rana Plaza a été condamné à trois ans de prison pour corruption. L'homme n'a pas encore été jugé pour la tragédie qui avait it tué plus de 1130 personnes dans la banlieue de Dacca. (29 août 2017)
DR/Twitter
Trois ans après l'effondrement d'un complexe textile qui a fait 1138 morts, les ateliers ne sont toujours pas sécurisés. (lundi 25 avril 2016)
Trois ans après l'effondrement d'un complexe textile qui a fait 1138 morts, les ateliers ne sont toujours pas sécurisés. (lundi 25 avril 2016)
AFP
L'effondrement du Rana Plaza a tué 1138 ouvriers et blessé plus de 2000 personnes. (24 avril 2013)
L'effondrement du Rana Plaza a tué 1138 ouvriers et blessé plus de 2000 personnes. (24 avril 2013)
Keystone
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Des milliers de personnes, portant parfois un linceul, ont exprimé leur colère jeudi sur le site du Rana Plaza, demandant une aide accrue pour les victimes de la pire catastrophe industrielle du Bangladesh. Cette manifestation intervient un an après l'effondrement du complexe textile.

«Nous voulons une indemnisation», «la mort pour les coupables», ont crié les manifestants parmi lesquels des blessés et des proches d'ouvriers tués qui transportaient des fleurs et des couronnes en se dirigeant vers les ruines du site.

Les familles de 140 ouvriers toujours portés disparus se sont jointes au mouvement, demandant l'aide du gouvernement pour retrouver les corps. Des enfants se trouvaient dans le cortège, tenant des photos de leur mère disparue.

«Je veux le corps de ma fille. J'aurai ainsi une petite consolation», déclare Minu Begum en pleurs, tenant la photo de sa fille Sumi qui travaillait dans l'un des ateliers du site.

Marques dénoncées

Les ONG et syndicats ont commémoré l'événement en dénonçant l'attitude des 29 chaînes de distribution, dont l'espagnol Mango et l'italien Benetton, soupçonnées d'avoir sous-traité leur production à un moment ou à un autre aux fabricants du Rana Plaza.

«Ces marques abandonnent les ouvriers une deuxième fois», a écrit Ineke Zeldenrust, de l'organisation Clean Clothes Campaign dans un communiqué. «Ils ne se sont pas préoccupés de la sécurité des ateliers dans lesquels ils s'approvisionnaient et maintenant ils abandonnent les survivants et les familles de ceux qui ont perdu leurs proches», ajoute-t-elle.

L'effondrement du Rana Plaza a tué 1138 ouvriers et blessé plus de 2000 personnes, mettant en lumière les conditions de sécurité déplorables dans les ateliers textiles et les salaires et conditions de travail misérables des salariés.

Aides «tristement insuffisantes»

La catastrophe a contraint les distributeurs occidentaux à lancer des inspections de sécurité et le gouvernement à relever le salaire minimum. Mais pour la coordination de syndicats IndustriALL, les distributeurs n'ont apporté que des contributions «tristement insuffisantes» au fonds de 40 millions de dollars (35,3 millions de francs) pour aider les blessés et les proches des personnes tuées.

Seulement 15 millions de dollars ont été apportés et les premiers paiements de 640 dollars à chaque victime ou proche n'ont été versés que cette semaine.

ats

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