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UkraineManifestation pour ne pas céder face à Moscou

5000 personnes ont défilé à Kiev contre la «capitulation» du gouvernement face à Moscou, à la veille d'une rencontre entre les présidents ukrainien et russe.

Les manifestants se sont réunis dans le centre de la capitale ukrainienne.
Les manifestants se sont réunis dans le centre de la capitale ukrainienne.
AFP

Environ 5000 manifestants ont appelé dimanche à Kiev le président ukrainien Volodymyr Zelensky à ne pas céder à la pression de Moscou. Ils s'exprimaient à la veille d'une rencontre avec Vladimir Poutine lors d'un sommet sur le conflit ukrainien à Paris.

Les manifestants, qui ont répondu à l'appel notamment du parti de l'ex-président Petro Porochenko, se sont réunis dans le centre de la capitale ukrainienne pour ce rassemblement baptisé «Des lignes rouges pour Zelensky».

Des militants du parti d'extrême droite Svoboda étaient aussi présents, de nombreux participants brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit «Non à la capitulation», «Gaz russe - la corde autour du cou».

Gaz bon marché

«J'ai peur des résultats (du sommet). Je n'attends rien de bon de notre président parce que c'est une personne faible (...) J'ai peur qu'il vende les intérêts de l'Etat», a déclaré Anna Gnylytska, une agricultrice de 47 ans venue de la région de Zaporijia (sud-est).

«En échange du gaz bon marché que la Russie peut proposer, Zelensky peut faire des concessions sur la question du Donbass et de son statut», estimait de son côté Oleksandre Zoubtchenko, un retraité de 61 ans.

La nouvelle Eglise orthodoxe ukrainienne, qui a obtenu il y a un an son indépendance de la tutelle religieuse de Moscou, a annoncé qu'elle observerait dimanche une journée de prières pour «une paix juste et la victoire de notre peuple et notre Etat».

Médiation franco-allemande

Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine se retrouvent lundi à Paris, leur premier rendez-vous sous une médiation franco-allemande, pour relancer les pourparlers de paix sur l'est de l'Ukraine, où la guerre entre Kiev et des séparatistes pro-russes commencée il y a plus de cinq ans a fait plus de 13'000 morts.

L'Occident et l'Ukraine accusent Moscou de financer et d'armer les rebelles, ce que la Russie nie. Ce sommet est très attendu après trois ans de paralysie des négociations au plus haut niveau, même si aucune percée réelle n'est espérée.

ats

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