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Moyen-OrientLes manifestants irakiens restent déterminés

Malgré la répression, les protestataires irakiens ont reconstruit leurs campements incendiés.

Moustafa al-Kazimi (en bleu au centre), ex-chef du renseignement irakien, a obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi la confiance de députés, formant un gouvernement après cinq mois de vacance.  (Mercredi 6 mai 2020)
Moustafa al-Kazimi (en bleu au centre), ex-chef du renseignement irakien, a obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi la confiance de députés, formant un gouvernement après cinq mois de vacance. (Mercredi 6 mai 2020)
Keystone
Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)
Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)
AFP
Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation proteste contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics dans le pays. (Vendredi 4 octobre 2019)
Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation proteste contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics dans le pays. (Vendredi 4 octobre 2019)
AFP
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Les manifestants antigouvernementaux ont reconstruit lundi leurs campements incendiés dans plusieurs villes irakiennes. Ils sont toujours déterminés face à la répression exercée par les forces de sécurité et dénoncée par seize ambassadeurs étrangers en Irak, notamment les États-Unis, le Royaume Uni, la France et l'Allemagne.

Cette pression accrue sur le gouvernement irakien intervient au lendemain d'un tir de roquettes qui a touché pour la première fois directement l'ambassade américaine à Bagdad. Une personne a été blessée.

Cette attaque fait craindre une nouvelle montée des tensions, sur le sol irakien, entre l'Iran et les États-Unis, pays ennemis mais tous deux alliés du régime de Bagdad. De précédentes attaques contre les intérêts américains dans le pays ont été imputées par Washington à des factions pro-Iran.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé lundi le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi à «préserver la souveraineté de l'Irak» face aux «attaques répétées des groupes armés de l'Iran» et à «prendre des mesures immédiates pour protéger les installations diplomatiques» américaines.

Près de 480 morts

Rejetant toute ingérence, iranienne ou américaine, dans le pays, les manifestants, en majorité des jeunes, qui réclament de profondes réformes politiques, continuent à défier les forces de sécurité malgré la répression qui a fait 21 morts et des dizaines de blessés en une semaine. Lundi, des milliers d'étudiants ont défilé à Bagdad et dans des villes chiites du sud de l'Irak.

Ce mouvement de contestation inédit, né le 1er octobre, demande des élections anticipées et un Premier ministre indépendant pour succéder au démissionnaire Adel Abdel Mahdi. Il dénonce la corruption endémique et le manque de services publics, et réclame que ceux impliqués dans la répression meurtrière des manifestations rendent des comptes. Depuis le début du mouvement, près de 480 personnes, en grande majorité des manifestants, ont été tuées, selon un décompte de l'AFP.

ats

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