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Putsch raté en TurquieMandats d'arrêt à l'encontre de 146 universitaires

Ils sont soupçonnés d'entretenir des liens avec Fethullah Gülen, accusé d'être le cerveau du putsch avorté en Turquie.

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Keystone
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Reuters
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Le parquet turc a lancé des mandats d'arrêt à l'encontre de 146 universitaires, principalement des villes d'Istanbul et de Konya.

Ces mandats d'arrêt ont été émis à l'encontre de 84 universitaires, essentiellement de Konya et de 62 enseignants de l'Université d'Istanbul. L'ex-recteur de l'université Selçuk de Konya, le professeur Hakki Gökbel, figure dans la liste des personnes visées, précise l'agence de presse Dogan.

Quarante-quatre universitaires ont été placés en garde à vue dans la grande université d'Istanbul et 29 autres à Konya dans le cadre de cette opération menée dans 17 provinces du pays, ajoutent Dogan et Anadalou, une autre agence de presse. Des perquisitions ont été effectuées par la police dans les bureaux des suspects sur le campus universitaire stambouliote, ainsi qu'à leurs domiciles.

Après le coup d'Etat manqué du 15 juillet les autorités turques ont lancé une purge massive pour déloger les sympathisants de la confrérie Gülen dans la fonction publique, l'armée, la magistrature, l'enseignement et l'économie. Cette purge a suscité de vives protestations à l'étranger.

Entrepreneurs recherchés

Par ailleurs, la brigade financière a encore durci vendredi sa répression contre les sphères économiques soupçonnées d'avoir financé le réseau Gülen. Elle recherchait 18 autres cadres ou propriétaires d'entreprises à Istanbul, coeur économique de la Turquie, a indiqué l'agence Dogan.

Jeudi l'implacable purge avait déjà frappé des conglomérats ayant un chiffre d'affaires total d'au moins trois milliards de dollars, selon la presse turque, ainsi qu'une importante confédération patronale, Tuskon. Au moins 65 entrepreneurs ont été placés en garde sur les 205 suspects recherchés.

Ömer Faruk Kavurmaci, le gendre du maire AKP d'Istanbul, Kadir Topbas, figure parmi les personnes interrogées par la justice. Le maire de la première métropole de Turquie a clairement fait savoir sur son compte Twitter que «si les allégations sont avérées, celui-ci devra subir les conséquences et être sanctionné».

ats

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