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Macron se grille avec le charbon allemand

«J’assume la défense du nucléaire, car je ne rouvrirai pas des centrales à charbon comme en Allemagne», a déclaré le candidat à l'Elysée.

Un gros excavateur en action dans la mine à ciel ouvert de lignite (charbon) de Vereinigtes Schleenhain, située au sud de Leipzig.
Un gros excavateur en action dans la mine à ciel ouvert de lignite (charbon) de Vereinigtes Schleenhain, située au sud de Leipzig.
REUTERS

«Si je suis élu, je fermerai Fessenheim», a déclaré Emmanuel Macron jeudi dernier. Mais, a poursuivi le candidat d’En Marche!, «j’assume totalement la défense du nucléaire parce que je ne rouvrirai pas des centrales à charbon comme en Allemagne». Qu’ils soient de droite ou de gauche, les partisans de l’atome brandissent régulièrement cet argument. Nos voisins d’outre-Rhin ont-ils réellement compensé la baisse de la production nucléaire par le charbon? La réponse est non. Explication.

En 2011, suite à la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel a décidé de fermer toutes les centrales nucléaires au plus tard en 2022. Depuis, huit des seize réacteurs du pays ont été arrêtés. Résultat: en cinq ans, l’électricité produite par le nucléaire est passée de 141 à 92 térawattheures (TWh), soit une baisse de 49 TWh.

Alors avec quoi les Allemands ont-ils compensé cette perte? Pour le savoir, il faut se pencher sur les différentes sources de la production d’électricité allemande depuis 2010, date à laquelle le charbon représentait 41,6%, selon le Working Group on Energy Balances (AGEB), cité par Le Monde. Dans les deux années qui ont suivi la décision de sortir du nucléaire, la production d’électricité des centrales à charbon a effectivement connu un regain de 3,6%, avant de commencer à décliner en 2014.

Mais en 2016, la part du charbon dans le bouquet énergétique allemand n’était plus que de 40,1%. Et ce, grâce aux énergies renouvelables (principalement l’éolien), dans lesquelles Berlin a massivement investi. La part de ces énergies dites «alternatives» dans le mix électrique allemand est passée de 16,1% en 2010 à 29,5% en 2016. Leur forte progression a permis de fermer 34 centrales à charbon entre 2011 et 2015. Onze autres centrales de ce type seront définitivement fermées d’ici à 2019.

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