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Royaume-UniLa loi de Brexit promulguée par la reine

La reine Elizabeth II a donné son assentiment royal au projet de loi de Brexit, a annoncé jeudi le gouvernement britannique. Si le traité est ratifié à Bruxelles, le pays pourra quitter l'Union européenne le 31 janvier.

L'assentiment de la reine du Royaume-Uni Elizabeth II permet au traité de retrait de Brexit d'être dorénavant inscrit dans la loi.
L'assentiment de la reine du Royaume-Uni Elizabeth II permet au traité de retrait de Brexit d'être dorénavant inscrit dans la loi.
AFP

Le projet de loi transposant l'accord de Brexit a été promulgué par la reine Elizabeth II, ce qui lui donne force de loi, a annoncé le gouvernement britannique jeudi, à huit jours du départ de l'Union européenne.

«Sa Majesté la reine a donné son assentiment royal» au texte réglant les modalités de la rupture après 47 ans d'un mariage tumultueux avec l'UE, a annoncé sur Twitter le ministre chargé du Brexit, Steve Barclay. «Inscrit dans la loi, cela permet au Royaume-Uni de quitter l'UE le 31 janvier», a ajouté le ministre.

Le traité de retrait doit encore être ratifié par le Parlement européen, le 29 janvier, pour que le Royaume-Uni puisse devenir le premier pays membre à quitter l'UE, le 31 janvier à 23h (minuit en Suisse), et tourner la page de trois ans d'atermoiements et de débats acrimonieux.

Le texte avait été adopté définitivement mercredi soir par le Parlement, ce dont s'était réjoui le premier ministre. «Parfois, nous avions l'impression que nous ne franchirions jamais la ligne d'arrivée du Brexit, mais nous l'avons fait», avait déclaré Boris Johnson dans un communiqué.

«Nous pouvons maintenant oublier les rancoeurs et les divisions de ces trois dernières années et nous concentrer sur la mise en oeuvre d'un avenir radieux et palpitant», avait-il ajouté.

Accord de divorce de 535 pages

Le bouillonnant Boris Johnson a réussi là où la précédente locataire de Downing Street, Theresa May, s'est cassé les dents. La promulgation du texte, qui traduit dans la loi britannique l'accord de divorce de 535 pages conclu en octobre, marque une grande victoire pour le dirigeant conservateur, arrivé au pouvoir en juillet 2019 en se posant comme le sauveur du Brexit.

L'accord de Brexit règle les modalités du divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en résolvant le casse-tête de la frontière irlandaise. Surtout, il vise à garantir une rupture en douceur en prévoyant une période de transition courant jusqu'à la fin 2020, durant laquelle le Royaume-Uni et l'UE négocieront leur relation future, notamment en matière commerciale.

Calendrier serré

Mais si le Royaume-Uni s'apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire, il devra encore affronter des défis de taille, surtout les négociations qui s'annoncent d'ores et déjà complexes avec l'UE, son principal partenaire commercial. Londres souhaite aboutir en un temps record, avant la fin de l'année, et exclut toute prolongation de la période transitoire, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes sans prendre part aux décisions.

Un calendrier jugé très serré à Bruxelles. Boris Johnson devrait détailler sa vision du futur accord commercial dans un discours début février, selon une source gouvernementale. Il avait déjà indiqué auparavant vouloir un accord de libre-échange de type canadien sans alignement.

Il est dans «l'intérêt» des deux parties «d'avoir un accord de libre-échange fantastique, sans droits douaniers, sans quotas», a-t-il dit en répondant mercredi à des questions du public sur Facebook. Dans le même temps, Londres compte bien négocier ses propres traités de libre-échange avec des pays tiers et fait particulièrement les yeux doux aux Etats-Unis, lesquels espèrent en conclure un «cette année», a dit jeudi à Davos le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

(AFP)

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