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Livreur décédé à Paris: l'affaire prend de l'ampleur

Après l'ouverture d'une information judiciaire pour «homicide involontaire» par le parquet, le Défenseur des droits français se penche à son tour sur la mort de Cédric C.

Cédric C. avait été violemment plaqué au sol par plusieurs policiers le 3 janvier.
Cédric C. avait été violemment plaqué au sol par plusieurs policiers le 3 janvier.
Capture d'écran Twitter

Le Défenseur des droits a décidé de se saisir «d'office» pour se pencher sur les circonstances du décès du livreur Cédric C. après une interpellation controversée à Paris, a annoncé jeudi à l'AFP sa porte-parole.

«Fracture du larynx»

«Une instruction va être ouverte. On va regarder les circonstances de l'intervention et si les règles de déontologie ont été respectées», a précisé la porte-parole de cette autorité administrative indépendante, confirmant une information de RTL.

Cédric C., père de famille de 42 ans, a été victime d'un malaise cardiaque le 3 janvier, aux abords de la tour Eiffel, après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d'un contrôle tendu.

Transporté dans un état critique à l'hôpital, il est mort le 5 janvier des suites d'une asphyxie «avec fracture du larynx», selon les premiers éléments de l'autopsie communiqués par le Parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire pour «homicide involontaire».

«Bavure policière»

Vidéos à l'appui, la famille de la victime a, depuis, dénoncé une «bavure policière» causée par des techniques d'interpellation «dangereuses» et réclame une requalification des faits en «violences volontaires ayant entraîné la mort», un crime passible des assises.

Tout en déplorant une «épouvantable tragédie», l'avocat des quatre policiers impliqués dans l'interpellation, Me Thibault de Montbrial, a défendu mercredi la «proportionnalité» de leur réaction face à un individu qui aurait «résisté» à son contrôle et fait preuve «d'agressivité».

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé à ce que «toute la transparence» soit faite et a estimé que des premiers éléments de l'enquête interrogeaient «gravement».

Respect de la déontologie

Organe consultatif, le Défenseur des droits est notamment chargé de veiller au respect de la déontologie des personnes exerçant des fonctions de sécurité et de maintien de l'ordre sur le territoire français.

En janvier 2019, il avait recommandé la «suspension» de l'usage par les forces de l'ordre des lanceurs de balles de défense (LBD), accusés d'avoir provoqué de graves blessures lors de manifestations de «gilets jaunes».

(AFP)

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