Libye: haro sur les flux «continus» d'armes

DiplomatieTunisie, Algérie et Egypte ont dénoncé ensemble mercredi les flux d'armes et de combattants vers la Libye.

Les chefs de la diplomatie de ces trois pays voisins se sont réunis à Tunis pour discuter du développement de la situation en Libye.  (12 juin 2019)

Les chefs de la diplomatie de ces trois pays voisins se sont réunis à Tunis pour discuter du développement de la situation en Libye. (12 juin 2019) Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La Tunisie, l'Algérie et l'Egypte ont condamné mercredi les flux continus d'armes et de «combattants terroristes étrangers» en Libye, où le processus politique est dans l'impasse depuis le début de l'offensive début avril du maréchal Haftar sur Tripoli.

Les chefs de la diplomatie de ces trois pays voisins se sont réunis à Tunis pour discuter du développement de la situation en Libye. Ils ont dénoncé dans une déclaration commune «les flux continus des armes en Libye de la part des parties régionales et autres, en contradiction flagrante des décisions du Conseil de sécurité». Ces flux des armes «ravivent le conflit» dans ce pays et «renforcent la souffrance du peuple libyen», ont-ils déploré. Les ministres ont exprimé aussi leur «profonde préoccupation des flux des combattants terroristes étrangers en Libye».

Depuis le lancement début avril d'une offensive du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, pour s'emparer de Tripoli, plusieurs arrivées d'armes ont été signalées au profit des forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale en dépit de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU.

Enquête

Dans un récent rapport, le Comité des experts de l'ONU chargé de contrôler cet embargo a indiqué pour sa part enquêter sur l'implication possible des Emirats arabes unis dans le lancement en avril de missiles sur des unités fidèles à Tripoli.

Les troupes du maréchal Haftar sont toujours bloquées aux portes de Tripoli. Selon les chiffres de l'ONU, les combats ont provoqué le déplacement de 91'000 personnes. Mardi, l'émissaire de l'ONU en Libye Ghassan Salamé s'est entretenu séparément avec le chef du GNA puis avec le vice-Premier ministre Ahmed Meitig. Les discussions ont porté sur les «moyens de reprendre le dialogue politique», a indiqué la mission de l'ONU sans donner de détails.

Les deux camps refusent jusqu'ici de négocier un cessez-le-feu. Le GNA exige le retrait des forces du maréchal Haftar vers leurs positions initiales, dans le sud et l'est du pays alors que Khalifa Haftar affirme de son côté combattre des «terroristes» et refuse lui aussi de faire marche arrière, synonyme d'une défaite pour lui et ses alliés.

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA et l'ANL de Khalifa Haftar. (afp/nxp)

Créé: 13.06.2019, 01h11

Articles en relation

Les Etats-Unis ne soutiennent pas Haftar

Libye Le gouvernement al-Sarraj assure être soutenu par les Etats-Unis et être considéré comme le seul gouvernement légitime. Plus...

Haftar accuse l'émissaire de l'ONU de partialité

Libye Le chef de l’Armée nationale libyenne affirme au «JDD» que l'émissaire Ghassan Salamé «souhaite» la partition de la Libye. Plus...

Macron reçoit Haftar, pas de cessez-le-feu en vue

Libye Le président français a reçu mercredi l'homme fort de l'est libyen et l'a appelé à reprendre le processus politique. Plus...

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Manifs partout en Suisse
Plus...