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NicaraguaLibération des leaders des manifs contre Ortega

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR.

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
AFP
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Les principaux dirigeants des manifestations, qui réclamaient la démission du président nicaraguayen Daniel Ortega, ont été libérés mardi en vertu d'une loi d'amnistie décriée. Selon l'opposition, elle vise surtout à garantir l'impunité des policiers et paramilitaires qui ont réprimé les protestations.

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, un total de 56 opposants ont été remis mardi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui les a transportés jusqu'à leur domicile, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Parmi les prisonniers libérés figurent les dirigeants paysans Medardo Mairena et Pedro Mena, l'étudiante belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens, la commerçante Irlanda Jerez, les leaders étudiants Edwin Carcache et Byron Estrada, ainsi que les journalistes Lucia Pineda et Miguel Mora.

Des centaines de morts

«Nous n'acceptons pas l'amnistie, parce que nous ne demandons pardon pour rien. Nous n'avons commis aucun délit», a affirmé Amaya Coppens en arrivant à son domicile. «Au contraire, ce sont eux [le gouvernement, ndlr] qui ont commis des crimes contre l'humanité et qui devraient s'inquiéter», a averti l'étudiante en médecine de 24 ans. «Nous allons continuer à nous battre pour que la justice règne vraiment au Nicaragua», a-t-elle lancé.

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats d'Amérique (OEA), Luis Almagro, a salué dans un tweet les libérations de mardi.

Les manifestants avaient commencé à protester le 18 avril contre une réforme de la sécurité sociale rapidement abandonnée, avant de réclamer le départ de Daniel Ortega, âgé de 73 ans et au pouvoir depuis 2007, et des élections anticipées.

Les manifestations ont été durement réprimées et les violences ont fait au moins 325 morts et 2000 blessés, pour leur écrasante majorité parmi les opposants, selon des organisations humanitaires. Entre 600 et 800 opposants ont été jetés en prison et plus de 62'000 Nicaraguayens ont en outre pris le chemin de l'exil.

(ats)

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