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Royaume-UniLe Labour défend un «Brexit en douceur»

Les travaillistes proposent de rester dans le marché unique européen et dans l'union douanière pendant plusieurs années.

Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)
Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)
Keystone
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)
AFP
Le Parlement britannique va se prononcer sur la tenue d'élections législatives anticipées, prévues le 8 juin. (Mercredi 19 avril 2017)
Le Parlement britannique va se prononcer sur la tenue d'élections législatives anticipées, prévues le 8 juin. (Mercredi 19 avril 2017)
AFP
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Le Labour, principale formation de l'opposition britannique, va proposer de procéder à un Brexit en douceur, ont annoncé samedi les travaillistes. Le projet permettrait au Royaume-Uni de rester dans le marché unique européen et dans l'union douanière pendant plusieurs années.

Le Labour compte proposer les mêmes «conditions de base» que dans la relation actuelle entre Londres et l'UE, pour une période de transition appelée à suivre le Brexit en 2019. Après cette période-là, toutes les options seront ouvertes, a indiqué un porte-parole du Labour.

Ses propos vont dans le même sens qu'un article paru dans le Guardian, dans lequel Keir Starmer, ministre du Brexit dans le «cabinet fantôme» travailliste, dit soutenir «un maintien dans le marché unique de l'UE au-delà de mars 2019, lorsque le Royaume-Uni quittera l'UE».

La formation de Jeremy Corbyn «laissera ouverte la possibilité d'un maintien pour de bon du Royaume-Uni dans l'union douanière et dans le marché unique au-delà de la fin de la période de transition», selon l'article du Guardian.

Le gouvernement appelle l'UE à ne pas «traîner des pieds»

De son côté, le gouvernement s'impatiente. L'Union européenne ne devrait pas «traîner des pieds» pour négocier le Brexit, a dit une source du gouvernement britannique dimanche avant l'ouverture d'une nouvelle session de tractations à Bruxelles. «Les deux parties doivent être flexibles et vouloir trouver des compromis quand il s'agit de résoudre des désaccords sur certains sujets», a déclaré cette source. «Comme l'UE l'a elle-même dit, l'heure tourne donc aucune des deux parties ne devrait traîner des pieds», a-t-elle ajouté.

Le ministère du Brexit a également appelé la Commission européenne à être «plus souple», dans un communiqué. Les Britanniques souhaiteraient discuter dès maintenant des contours de futurs accords commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni.

Mais les 27 affirment qu'ils accepteront d'en parler à condition que des «progrès suffisants» soient accomplis dans trois domaines prioritaires aux yeux de l'Union: le sort des citoyens européens au Royaume-Uni, la facture de sortie et l'avenir de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

«Les conversations concernant notre sortie et le partenariat étroit et spécial que nous voulons à l'avenir avec l'UE sont deux sujets intrinsèquement liés», selon le ministère britannique.

Manque de «substance»

Les positions du Royaume-Uni manquent de «substance» dans les négociations du Brexit, avaient déploré vendredi de hauts responsables de l'UE. «Si vous regardez où nous en sommes et où nous devons être (...) il y a un très grand fossé», avait déclaré devant des journalistes un haut responsable européen ne souhaitant pas être nommé. Et «il est peu probable que nous fassions des progrès significatifs pour combler ce fossé» la semaine prochaine, avait-il ajouté.

Le ministère britannique écrit que les négociations entre David Davis, le ministre du Brexit, et Michel Barnier, le négociateur en chef côté UE, commenceront lundi et s'étendront jusqu'à jeudi. La date précise du début des négociations n'était pas encore certaine car lundi est un jour férié au Royaume-Uni.

Londres affirme avoir fait preuve d'une «approche pragmatique» dans une série de documents sur ses positions au cours des dernières semaines, sur les futures relations commerciales, la frontière irlandaise ou les mécanismes de résolution des contentieux post-Brexit. Mais des fonctionnaires européens se sont montrés très critiques concernant ces propositions.

Selon la source du gouvernement britannique, les discussions de la semaine prochaine seront essentiellement techniques et devraient être un «tremplin pour des discussions plus substantielles en septembre».

ats

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