Passer au contenu principal

Kerry s'indigne de la mise en cause des Etats-Unis

Le secrétaire d'Etat américain a appelé son homologue turc pour protester contre les allégations selon lesquelles son pays aurait un lien avec la tentative de putsch de vendredi soir.

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Keystone
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Reuters
1 / 151

Les allégations laissant entendre que les Etats-Unis portent une responsabilité dans la tentative de coup d'Etat en Turquie portent atteinte aux relations bilatérales, a déclaré samedi 16 juillet le secrétaire d'Etat John Kerry. Il a appelé son homologue turc pour protester.

Washington a rapidement condamné le putsch militaire en Turquie, son allié au sein de l'OTAN, et a exprimé son soutien au gouvernement élu du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. Mais plusieurs cadres turcs, dont un ministre, ont suggéré, d'après des informations de presse, que les États-Unis étaient secrètement favorables aux militaires rebelles, une accusation que John Kerry a niée avec colère.

«Il a dit clairement que les Etats-Unis étaient prêts à apporter leur aide aux autorités turques dans la conduite de cette enquête, mais que les insinuations ou les affirmations publiques au sujet d'une éventuelle implication des Etats-Unis dans le coup d'Etat manqué sont éminemment fausses et nuisent aux relations bilatérales», rapporte le porte-parole du département d'Etat, dans un communiqué.

Faire preuve de retenue

Le chef de la diplomatie américaine a en outre invité les autorités turques à faire preuve de retenue et à respecter l'Etat de droit dans le cadre de l'enquête sur les putschistes, a ajouté le porte-parole.

Le président turc a imputé la tentative de coup d'Etat à l'opposant Fethullah Gülen, un imam réfugié aux Etats-Unis, qu'il accuse de longue date de noyauter les instances judiciaires et militaires pour le renverser, et a réclamé son extradition. La Turquie considérera qu'elle est en guerre avec tous les Etats qui soutiennent Fethullah Gülen, a, quant à lui, averti le premier ministre Binali Yildirim.

«Nous sommes parfaitement conscients que des questions vont se poser au sujet de M. Gülen et nous invitons évidemment le gouvernement turc (...) à nous présenter les éléments à même de justifier un examen, que les Etats-Unis étudieront et jugeront de manière appropriée», a promis John Kerry.

A Washington, Barack Obama a de nouveau exprimé son soutien au gouvernement turc «démocratiquement élu» après avoir réuni samedi matin ses conseillers à la sécurité et aux affaires étrangères.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.