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IrakKerbala: une figure de la contestation assassinée

Un père de famille de 53 ans très actif dans la mobilisation contre le gouvernement irakien a été tué par balles près de chez lui dimanche.

Un militant irakien actif au sein des manifestations contre le pouvoir et son parrain iranien a été assassiné dimanche soir devant son domicile dans la ville sainte chiite de Kerbala, a rapporté à l'AFP l'un de ses voisins.

Des images de vidéosurveillance visionnées par l'AFP montrent Fahem al-Taï, père de famille de 53 ans, rentrant chez lui en soirée avec deux amis à bord d'une moto. Au moment même où il en descend, un autre cyclomoteur s'approche.

Le passager arrière sort un pistolet visiblement muni d'un silencieux et tire à au moins deux reprises sur le militant, à moins de deux mètres de distance de lui, tandis que le conducteur du cyclomoteur sort également une arme.

Fahem al-Taï a été assassiné dans un quartier «normalement très sécurisé car il est proche des sanctuaires, près d'un commissariat et du Conseil provincial», assure son voisin. Ses deux amis ont tenté de poursuivre leur route sur leur deux-roues, mais ont été rapidement pris en chasse par une voiture blanche et les deux tireurs à moto, rapporte un proche d'un des deux hommes à l'AFP. «L'un d'eux a été touché par un tir dans le dos», assure-t-il.

«Nous gagnerons»

Depuis le début le 1er octobre d'un mouvement inédit réclamant «la chute du régime» en Irak, plus de 450 personnes ont été tuées et 20'000 autres blessées dans des violences et des manifestations à Bagdad et dans le sud chiite du pays. Parmi eux figurent plusieurs militants, retrouvés morts dans des conditions obscures dans différentes provinces d'Irak.

La dernière en date, Zahra Ali, 19 ans, a été retrouvée il y a une semaine par sa famille, son corps sans vie et torturé, quelques heures après son enlèvement. Et vendredi, des proches de Zeid al-Khafaji, un photographe de 22 ans connu sur la place Tahrir, épicentre de la contestation à Bagdad, ont indiqué qu'il avait été enlevé devant sa porte en arrivant à l'aube chez lui de TahrirÉ

Des dizaines de militants ont été retenus plus ou moins brièvement par des hommes armés et en uniformes que l'Etat assure ne pas pouvoir identifier depuis plus de deux mois.

Répondant à cette campagne d'intimidation sur sa page Facebook, Fahem al-Taï avait écrit la veille de sa mort: «nous gagnerons et notre pays nous reviendra, malgré vous». «Malgré la douleur, nous sourirons. Malgré vous et malgré vos partis politiques pourris».

AFP

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