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St-PétersbourgLe suspect de l'attentat lié aux milieux islamistes

Les enquêteurs russes ont identifié l'auteur de l'attentat suicide qui a frappé la veille Saint-Pétersbourg. L'homme avait déposé une 2e bombe qui a été désamorcée à temps.

L'attentat qui a fait 14 morts lundi dans le métro à Saint-Pétersbourg a été perpétré par un jeune kamikaze russe d'origine kirghize, ont annoncé mardi les autorités russes. Le suspect était lié aux milieux islamistes, ce qui accroît la possibilité d'un acte inspiré par l'organisation Etat islamique (EI).

Les enquêteurs ont déclaré que des fragments du corps du suspect ont été retrouvés parmi les victimes. Ce qui laisse penser qu'il pourrait s'agir d'un attentat-suicide. En fin de journée mardi, l'attentat n'avait pas été revendiqué.

Selon le dernier bilan, cet attentat a coûté la vie à 14 personnes. La ministre de la Santé, Veronika Skvortsova, a précisé que 49 blessés étaient toujours hospitalisés.

Témoignant de la violence du choc, les photos et vidéo diffusées sur les réseaux sociaux ont montré la rame du métro arrêtée dans la station Tekhnologuitcheski Institout avec les portes soufflées et plusieurs personnes inanimées au sol.

Peu après, dans une autre station du centre historique, Plochtchad Vosstaniïa, un employé du métro a signalé la présence d'un sac abandonné. Celui-ci contenait une bombe qui sera désamorcée à temps. Après la tragédie, les mesures de sécurité ont été renforcées notamment dans les transports, les aéroports et les gares de plusieurs villes du pays.

Terrorisme international

Sans attendre une éventuelle revendication, la presse russe a interprété l'attentat de Saint-Pétersbourg comme un acte de représailles de l'EI. L'organisation djihadiste avait appelé à frapper la Russie pour son intervention militaire en soutien aux forces de Bachar el-Assad en Syrie, lancée fin septembre 2015.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a toutefois estimé qu'il était cynique de dire que l'attentat de Saint-Pétersbourg était un acte de vengeance contre le rôle joué par les forces russes aux côtés du régime syrien de Bachar el-Assad. L'attaque, selon lui, montre que Moscou doit intensifier le combat contre le terrorisme international.

Le président russe Vladimir Poutine s'est d'ailleurs entretenu mardi avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. Les trois dirigeants ont évoqué les moyens d'accélérer l'échange d'informations permettant de lutter plus efficacement contre le terrorisme.

Minorité ouzbèke

Le suspect est né en 1995 à Och, deuxième ville du Kirghizistan, a indiqué un porte-parole du GNKB, les services de sécurité kirghizes. Mais il n'a jamais eu de passeport kirghiz, a précisé mardi la diplomatie de ce pays d'Asie centrale.

Il aurait reçu en 2011 à l'âge de 16 ans un passeport russe, conformément aux demandes de son père de nationalité russe, et «il a résidé en permanence en Russie à partir de ce moment-là», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon la même source, le jeune homme faisait partie de la minorité ouzbèke du pays, victime en juin 2010 de pogroms meurtriers.

Le Kirghizistan est un pays de six millions d'habitants à majorité musulmane. Proche allié de Moscou, il abrite sur son territoire une importante base militaire russe.

L'attentat commis la nuit du Nouvel an dans une boîte de nuit d'Istanbul, qui a coûté la vie à 39 personnes, avait été commis par un individu originaire de la même région d'Asie centrale que le suspect de Saint-Pétersbourg. L'auteur de l'attentat d'Istanbul a affirmé avoir agi sur ordre de l'EI.

(afp/ats)

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