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Cimetière juifLes profanateurs présumés mis en examen

Ils encourent jusqu'à sept ans de prison, moitié moins si l'excuse de minorité est retenue.

L'incompréhension est d'autant plus grande à Sarre-Union que plusieurs des jeunes interpellés étaient scolarisés dans le lycée de la ville. Selon le maire, Marc Séné, ils n'étaient pas issus de «familles qui posaient des problèmes particuliers». (17 février 2015)
L'incompréhension est d'autant plus grande à Sarre-Union que plusieurs des jeunes interpellés étaient scolarisés dans le lycée de la ville. Selon le maire, Marc Séné, ils n'étaient pas issus de «familles qui posaient des problèmes particuliers». (17 février 2015)
AFP

Les cinq adolescents qui ont reconnu avoir vandalisé le cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) ont été mis en examen mercredi 18 février pour profanation de sépultures en raison de la religion des défunts et dégradation de biens publics en réunion. «Le mobile antisémite de leur comportement apparaît clairement», selon le procureur.

Ils encourent jusqu'à sept ans de prison, moitié moins si l'excuse de minorité est retenue.

Présentés à un juge d'instruction, les cinq mineurs ont été soumis à un contrôle judiciaire qui leur interdit notamment de paraître à Sarre-Union. Ils ont été placés, pour quatre d'entre eux, en centre éducatif, le cinquième étant confié à un tiers digne de confiance, selon un communiqué du procureur.

«Malgré les dénégations des intéressés, la connotation et le mobile antisémite de leur comportement apparaissent clairement», a indiqué le procureur de Saverne, Philippe Vannier, lors d'une conférence de presse.

Saluts nazis

Il a relevé que les adolescents, qui affirment ne pas se sentir antisémites, ont cependant décrit au cours de leurs auditions des «gestes et paroles révélatrices», comme des «saluts nazis», des crachats sur des symboles juifs, ou le fait d'avoir prononcé «sales juifs», «sale race», «Heil Hitler» ou «Sieg Heil».

Cette profanation de très grande ampleur -quelque 250 tombes ont été saccagées- a suscité depuis sa découverte dimanche indignation et émotion, conduisant le président François Hollande à se rendre sur place mardi. Les cinq adolescents avaient été placés en garde à vue lundi après que l'un d'entre eux se fut présenté de lui-même à la gendarmerie.

afp/ats

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