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FranceJean-Luc Mélenchon convoqué par la justice

Suite aux perquisitions houleuses à son domicile et au siège de son parti, Le leader de la France Insoumise est sous le coup d'une enquête pour «violences» et «intimidations».

Le leader de LFI avait dénoncé une «énorme opération de police politique» à son encontre.
Le leader de LFI avait dénoncé une «énorme opération de police politique» à son encontre.
AFP

Jean-Luc Mélenchon est convoqué par la justice la semaine prochaine. Il sera entendu par les enquêteurs après les accrochages qui ont émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège de la France insoumise (LFI) en octobre, a indiqué vendredi le parquet de Bobigny.

Le parquet a annoncé avoir convoqué M. Mélenchon ainsi que plusieurs cadres de son parti, dans le cadre de l'enquête ouverte pour «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique», confirmant une information de L'Express.

Selon l'hebdomadaire, les députés Adrien Quatennens et Alexis Corbière sont également concernés.

En octobre, des perquisitions réalisées chez Jean-Luc Mélenchon et au siège de LFI dans le cadre d'enquêtes du parquet sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat à la présidentielle avaient dégénéré.

«Opération de police politique»

Le leader de LFI, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile, avait dénoncé une «énorme opération de police politique» à son encontre.

Plus tard dans la matinée, il s'était rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition avait viré à la confrontation.

Sous les objectifs de nombreuses caméras de télévision, Jean-Luc Mélenchon avait appelé ses proches à «enfoncer la porte» pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Enquête ouverte

Le parquet de Paris avait aussitôt ouvert une enquête pour «menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique». Elle a été confiée à Brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Entre-temps, l'affaire a été dépaysée au parquet de Bobigny «dans un souci d'impartialité», selon le parquet général de Paris.

Après les perquisitions houleuses, le parquet de Paris a également décidé en novembre de la nomination de juges d'instruction pour enquêter sur les comptes de la campagne présidentielle 2017 de Jean-Luc Mélenchon et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise.

(ats)

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