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ItalieItalie: 1er congrès des «sardines» antifascistes

Le premier congrès des «sardines», mouvement né il y a moins d'un mois, s'est tenu dimanche en Italie, avec pour maître-mot le «dialogue».

Manifestation des «Sardines» à Rome le 14 décembre 2019.
Manifestation des «Sardines» à Rome le 14 décembre 2019.
AFP

Le mouvement antifasciste italien des «sardines» a tenu dimanche son premier «congrès», au lendemain d'un rassemblement de dizaines de milliers de personnes dans la capitale, pour discuter des stratégies futures. Le dialogue a figuré au coeur des discussions.

«Dialogue. Pour résumer en un mot ce qui s'est passé au premier 'congrès' des sardines, un mot suffit», assure la page officielle de ce mouvement. Ce dialogue «passe par l'écoute, l'empathie, la non-violence, l'acceptation de la diversité», poursuivent les sardines soulignant «un objectif commun: retourner immédiatement sur le territoire».

Les «sardines» veulent ainsi «continuer à présenter une alternative au monstre du souverainisme et aux promesses faciles de la pensée simple». Une manifestation est d'ores et déjà prévue le 22 décembre prochain à Francavilla Fontana, près de Brindisi, dans le sud du pays, annonce la page du mouvement local des sardines.

Impliquer plutôt que commander

Le mouvement des «sardines» est né il y a un mois à Bologne quand une manifestation organisée par quatre inconnus a rassemblé de façon surprenante 15'000 personnes pour dénoncer le discours «de haine et de division» de Matteo Salvini, ex-numéro deux du gouvernement et chef de la Ligue (extrême droite). Depuis, des dizaines de manifestations, rythmées par le chant des résistants, Bella Ciao, ont rassemblé au total 300'000 personnes, à Milan, Florence, Naples ou encore Palerme.

L'objectif «n'est pas de décider ou de commander mais d'impliquer», poursuivent les organisateurs du mouvement. «Si vous le voulez nous nous reverrons rapidement» ont conclu les participants à cette réunion.

Bientôt un programme

L'idée est de «faire émerger une nouvelle énergie à travers une forme bien plus libre et spontanée» qu'un parti, en se dotant d'une organisation «qui ne sera pas hiérarchique» mais fixera de «grandes orientations», avait souligné vendredi Mattia Santori, 32 ans, l'un des fondateurs du mouvement. Dimanche, il a affirmé lors d'une transmission télévisée qu'un programme des sardines comprenant dix points serait rendu public rapidement.

ats

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