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IrakIrak: Ali Khamenei accuse des «ennemis»

Le guide suprême iranien prend position sur les émeutes qui ont vu la mort de plus de 100 personnes en Irak. Et d'accuser des «ennemis» sans toutefois les nommer.

Moustafa al-Kazimi (en bleu au centre), ex-chef du renseignement irakien, a obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi la confiance de députés, formant un gouvernement après cinq mois de vacance.  (Mercredi 6 mai 2020)
Moustafa al-Kazimi (en bleu au centre), ex-chef du renseignement irakien, a obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi la confiance de députés, formant un gouvernement après cinq mois de vacance. (Mercredi 6 mai 2020)
Keystone
Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)
Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)
AFP
Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation proteste contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics dans le pays. (Vendredi 4 octobre 2019)
Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation proteste contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics dans le pays. (Vendredi 4 octobre 2019)
AFP
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Le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé lundi des «ennemis» de chercher à «semer la discorde» entre l'Iran et l'Irak, son voisin, secoué depuis près d'une semaine par des manifestations au cours desquelles plus de 100 personnes ont été tuées.

«L'Iran et l'Irak son deux nations dont le coeur et l'âme sont liés (...). Des ennemis cherchent à semer la discorde mais ils ont échoué et leur complot n'aura pas d'effet», a écrit M. Khamenei dans un tweet, sans donner plus de détails sur l'identité des «ennemis».

Selon l'agence officielle Irna, ce tweet a été publié en réaction aux manifestations qui ont lieu en Irak, principalement à Bagdad et dans le sud du pays, à majorité chiite, depuis le 1er octobre, pour réclamer le départ du gouvernement accusé de corruption ainsi que des réformes économiques.

Plus de 6000 blessés

Les autorités irakiennes ont accusé des «saboteurs» et des «tireurs non identifiés» infiltrés de cibler manifestants et forces de l'ordre. Selon des sources médicales et sécuritaires, parmi la centaine de personnes tuées figurent huit membres des forces de sécurité. Plus de 6000 personnes ont en outre été blessées.

Ces manifestations interviennent alors que des milliers de marcheurs iraniens ont entamé le grand pèlerinage chiite annuel vers le tombeau de l'imam Hussein à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, qui doit culminer le 17 octobre avec les célébrations d'Arbaïn.

L'Iran a appelé ses ressortissants prévoyant de se rendre en Irak pour le grand pèlerinage à retarder leur départ. La télévision d'Etat iranienne avait annoncé le 2 octobre qu'un des trois postes-frontière utilisés par les pèlerins pour se rendre en Irak avait été fermé.

En 2018, environ 1,8 million d'Iraniens ont effectué le pèlerinage d'Arbaïn, selon des chiffres officiels.

Téhéran entretien avec Bagdad une relation étroite mais compliquée et soutient plusieurs groupes chiites en Irak. L'influence de l'Iran s'est renforcée en Irak après l'invasion américaine de l'Irak qui a mené au renversement de Saddam Hussein en 2003.

Les deux pays se sont opposés lors d'une guerre meurtrière entre 1980 et 1988.

(ats)

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