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Une brasserie prisée de Macron prend feu

Une enquête a été ouverte après l'incendie d'un restaurant parisien, fréquenté par le président français, dans la nuit de vendredi à samedi.

Emmanuel Macron avait organisé dans cette brasserie un dîner pour fêter sa qualification au second tour face à Marine Le Pen.

La police a ouvert une enquête après un début d'incendie, dans la nuit de vendredi à samedi, dans une célèbre brasserie parisienne prisée du président Emmanuel Macron, particulièrement pris à partie depuis le début d'un mouvement social contre la réforme des retraites.

Vers 5 heures du matin, une alarme s'est déclenchée dans la brasserie «La Rotonde», dans le quartier de Montparnasse à Paris. À leur arrivée, les policiers ont découvert un départ de feu sur la terrasse fermée. L'incendie a été rapidement circonscrit, a précisé la préfecture de police.

Emmanuel Macron avait organisé un dîner dans cette brasserie où il avait ses habitudes, avec ses soutiens et amis pour fêter sa qualification au second tour de la présidentielle en 2017. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

«L'hypothèse d'un acte volontaire»

«Les premières investigations s'orientent vers l'hypothèse d'un acte volontaire», a précisé une source proche du dossier. À l'appui de cette piste, le laboratoire central de la préfecture a relevé sur les lieux des traces d'hydrocarbures, selon des sources judiciaires et proches de l'enquête. Une précédente tentative d'incendie avait échoué le 9 janvier à l'extérieur de l'établissement.

La candidate de la droite aux élections municipales de mars à Paris, Rachida Dati, s'est dite «préoccupée par l'escalade et la radicalité de la violence qui se propage dans notre pays».

Vendredi soir, plusieurs dizaines d'opposants à Emmanuel Macron s'étaient rassemblés devant le théâtre parisien des Bouffes du Nord, où il passait la soirée, tentant de forcer l'entrée, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre.

«Ce qu'il s'est passé aux #BouffesduNord est inacceptable, inadmissible. Lorsqu'on cherche à s'en prendre au président de la République, on cherche à atteindre l'institution», a dénoncé la députée et porte-parole du parti au pouvoir, LREM, Célia de Lavergne.

Un journaliste arrêté

Un journaliste opposant au président Macron, Taha Bouhafs, placé en garde à vue vendredi après la manifestation devant le théâtre, a été présenté à un juge samedi soir. À l'issue de la garde à vue et afin de poursuivre les investigations, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour «participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations» et «organisation d'une manifestation non-déclarée», selon une source judiciaire. À ce stade, la juge d'instruction a toutefois décidé de placer Tafa Bouhafs, 22 ans, sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre la mise en examen et le statut de témoin simple.

Présent dans le théâtre en même temps qu'Emmanuel Macron, il avait filmé le président puis diffusé la vidéo sur Twitter, avec ce message: «Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle). 3 rangées derrière le président de la République. Des militants sont quelque part dans le coin et appellent tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d'être mouvementée».

Il avait ensuite demandé à ses dizaines de milliers d'abonnés s'il devait ou non lancer ses chaussures sur le président, à l'image du célèbre geste d'un journaliste irakien contre le président américain Georges W. Bush en 2008.

L'image du président Macron s'est fortement dégradée depuis le mouvement des «gilets jaunes», qui protestent depuis plus d'un an contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, qu'ils jugent injuste, et le début du conflit social sur la réforme des retraites, il y a six semaines, début décembre 2019. Peu visible en public depuis des semaines, Emmanuel Macron n'a pas fait de bain de foule depuis la fin novembre.

De nombreux locaux d'élus de son parti ont aussi été la cible d'actes de vandalisme, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.

(AFP)

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