Huit suspects de la cellule franco-suisse inculpés

FranceLes huit hommes, arrêtés mardi dans une opération menée en France et en Suisse, ont été inculpés dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attentat en France.

Un des suspects a été interpellé à Menton, dans le sud-est.

Un des suspects a été interpellé à Menton, dans le sud-est. Image: Keystone

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Huit hommes ont été mis en examen dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attentat en France, a indiqué samedi une source judiciaire. Ils avaient été interpellés mardi lors d'une opération antiterroriste franco-suisse.

Présentés vendredi à un juge antiterroriste, ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé la même source. Sept d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Le huitième a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Une neuvième personne a été relâchée, a-t-on ajouté.

Dix personnes âgées de 18 à 65 ans avaient été interpellées mardi matin et placées en garde à vue - neuf en France et une en Suisse - à la suite de ces opérations menées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en juillet.

La personne arrêtée en Suisse est une Colombienne de 23 ans. Elle a été mise en détention préventive. Plusieurs perquisitions ont en outre été menées dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud.

«Explicitement partisans de l'EI»

«Les investigations ont mis en évidence l'existence d'un groupe d'individus, dont certains se disent explicitement partisans de l'Etat islamique, qui partageaient la volonté de commettre une action violente sur le territoire français», avait indiqué vendredi une source judiciaire. «Les nombreux et inquiétants échanges qu'ils nourrissaient n'ont pas permis, à ce stade, de caractériser l'existence d'un projet abouti et d'un passage à l'acte planifié».

Il s'agissait «d'un groupe d'individus qui correspondent sur des réseaux sécurisés (...) et qui tenaient des propos extrêmement violents», a indiqué vendredi sur franceinfo le procureur de Paris, François Molins, évoquant «un passage à l'acte dans les mois (à venir) en France avec des cibles, par contre, qui étaient plutôt indéterminées».

Selon les premiers éléments de l'enquête, aucune arme n'a été retrouvée au cours des perquisitions en France, dans le sud-est et en région parisienne. Du matériel informatique a en revanche été saisi.

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait précisé que ces supects étaient «des jeunes pour la plupart qui avaient été endoctrinés par un prétendu imam». Les investigations ont permis d'identifier et d'arrêter en France cet «imam», homme de 27 ans de nationalité suisse, qui avait une activité particulièrement soutenue sur la messagerie cryptée Telegram. (afp/nxp)

Créé: 11.11.2017, 13h59

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