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Heurts avant les élections au Bangladesh

Des affrontements entre partisans du pouvoir et de l'opposition ont été signalés avant les élections législatives de dimanche au Bangladesh.

La campagne législative est sous très haute tension.
La campagne législative est sous très haute tension.

De nouveaux heurts ont marqué mercredi la campagne électorale au Bangladesh, où les élections législatives se dérouleront dimanche, avec des affrontements entre partisans du pouvoir et de l'opposition.

La Première ministre sortante Sheikh Hasina aborde en position de force un scrutin où elle espère décrocher un quatrième mandat, dont le troisième consécutif.

Invisible dans la campagne, la coalition d'opposition, affaiblie par l'incarcération de sa cheffe de file Khaleda Zia et les arrestations massives dans ses rangs, dénonce quant à elle un «climat de peur» instauré par le pouvoir.

Mercredi, une quinzaine de jeunes à moto et tenant une bannière de l'Awami League - la formation de Mme Hasina - ont attaqué à coups de couteau un candidat du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de Mme Zia dans la ville d'Ishwardi (nord).

Communauté internationale inquiète

Habibur Rahman Habib «a été poignardé trois fois à la cuisse. Il a été grièvement blessé mais est hors de danger», a déclaré à l'AFP Bahauddin Faruqi, le chef de la police locale.

Cette agression survient quelques heures après qu'un haut responsable du BNP, Goyeshwar Roy, a été blessé mardi soir dans des affrontements entre militants de l'Awami League et du BNP dans le district de la capitale Dacca. Des images diffusées par les médias le montraient le visage en sang.

Les confrontations de ce type sont presque quotidiennes dans cette campagne sous haute tension. Pour la seule journée de mardi, le BNP affirme que ses candidats dans 28 circonscriptions ont été attaqués et que plus de 100 personnes ont été blessées.

Six personnes, quatre militants du BNP et deux de l'Awami League, ont péri à ce jour dans les violences électorales.

La communauté internationale s'inquiète de la dérive autoritaire du gouvernement de Sheikh Hasina ces dernières années, tandis que le pays d'Asie du Sud connaît parallèlement une croissance florissante. Selon l'opposition, plus de 11'500 de ses partisans ont été arrêtés ces dernières semaines, un chiffre que les autorités n'ont pas confirmé.

Avec cette élection, Sheikh Hasina semble en passe de remporter le vieux duel avec sa rivale Khaleda Zia, malade et emprisonnée, une «guerre des bégums» balancier de la vie politique bangladaise depuis trois décennies.

Se succédant l'une à l'autre au pouvoir depuis les années 1990, les deux «bégums» - titre honorifique pour une femme de rang musulmane dans le sous-continent indien - se combattent férocement pour le contrôle de cette nation pauvre de 160 millions d'habitants.

Mais Khaleda Zia purge actuellement de lourdes peines pour corruption qui l'empêchent de se présenter. Âgée de 73 ans, celle qui a par trois fois dirigé le gouvernement (1991-1996, 1996, 2001-2006) souffre d'arthrite et de diabète et peut à peine bouger l'une de ses mains.

Au vu de sa condition, les observateurs doutent qu'elle puisse revenir un jour sur le devant de la scène politique, même si son ombre planera tout de même sur le vote.

Le BNP avait boycotté le précédent scrutin, en 2014, de crainte de fraudes électorales. Ce retrait avait ouvert un boulevard à Mme Hasina pour être réélue.

(AFP)

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