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Hausse de la violence en Allemagne… à cause des migrants les plus désespérés!

L'étude d'un criminologue réputé brise le tabou, mais précise que la violence est quand même en baisse depuis dix ans.

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La question des migrants fera-t-elle capoter la formation d’un gouvernement en Allemagne? C’est en tout cas l’un des enjeux, ce dimanche, au cœur des discussions entre les démocrates-chrétiens d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates de Martin Schulz. Or, dans ce contexte tendu, une étude vient de paraître qui démontre l’augmentation des actes de violence depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015.

Commandée par le Ministère de la famille et de la jeunesse, cette enquête a été menée par l’un des criminologues les plus réputés d’Allemagne, Christian Pfeiffer, qui s’est concentré sur la Basse-Saxe, une région démographiquement et socialement représentative de l’ensemble du pays.

Le tournant de la Saint-Sylvestre

Pour la première fois, un tel rapport prend en compte les demandeurs d’asile comme une entité. «Elle n’apporte rien de neuf», peste Rainer Wendt, le président du syndicat de la police DPolG, qui regrette la «naïveté des responsables politiques dans ce domaine». «C’est la démarche qui est révolutionnaire. Pour la première fois, en effet, on reconnaît que les migrants font grimper les chiffres de la criminalité.»

Le responsable de l’étude, Christian Pfeiffer, a été lui-même quelques années ministre régional de la Justice en Basse-Saxe et s’était longtemps refusé de faire la différence entre la criminalité des migrants et des Allemands. Après les exactions de la Saint-Sylvestre à Cologne le 31 décembre 2015, lorsque des centaines de femmes avaient été agressées sexuellement par des demandeurs d’asile, le ton et l’approche du problème ont changé. Depuis, les responsables politiques – mais aussi les médias – estiment qu’il est important d’évoquer la nationalité des auteurs si cela contribue à élucider un problème.

Une majorité de jeunes hommes

La conclusion des enquêteurs est sans détour: tandis que les actes de violence avaient continuellement baissé depuis plus de dix?ans (de moitié parmi les mineurs), ils ont augmenté de nouveau entre 2014 et 2016 de plus de 10% (612 cas élucidés sur 2091) avec l’arrivée massive de réfugiés. «L’augmentation est due à 92% aux demandeurs d’asile», note leur rapport. Un acte de violence sur huit (12,5%) a été perpétré par des réfugiés, qui représentent pourtant moins de 1% de la population. Un tiers des victimes sont également des réfugiés.

Comment s’explique cette violence? D’abord, une grande partie de cette population incriminée est constituée d’hommes jeunes. «Dans le monde entier, les délits sexuels et les actes de violence sont commis par cette catégorie de population», insiste Christian Pfeiffer pour relativiser. Les actes s’expliquent également par une «culture machiste» plus présente dans les pays d’origine, où la violence est «une réponse plus fréquente à l’offense».

Enfin, le criminologue a découvert que les victimes portaient plainte plus souvent s’il s’agissait de quelqu’un d’une autre nationalité. «Max porte deux fois moins souvent plainte contre Moritz que contre Igor ou Mohamed», résume Christian Pfeiffer. Cela influence les résultats.

Surtout parmi les requérants sans espoir

En analysant les chiffres plus en détail, on s’aperçoit également que la violence provient d’une partie des demandeurs d’asile, selon leur statut et leurs perspectives d’avenir. Ainsi, parmi les réfugiés qui ont de bonnes chances de rester en Allemagne (Syriens, Irakiens et Afghans), on ne constate pratiquement aucun délit. «Un réfugié de guerre qui a des espoirs de rester en Allemagne ne se met pas en péril en commettant des délits», ajoute Christian Pfeiffer.

En revanche, ceux qui n’ont aucune perspective (Algériens, Marocains et Tunisiens) sont surreprésentés parmi les auteurs de violences. Alors qu’ils représentent moins de 1% des demandeurs, les ressortissants du Maghreb sont responsables de 17% des actes de violence parmi les réfugiés. La communauté maghrébine était déjà au centre des débats après les exactions de la Saint-Sylvestre de Cologne, où la plupart des agresseurs étaient des demandeurs d’asile nord-africains.

Regroupement familial?

Pour les criminologues, il existe un lien direct entre l’absence de perspective et la violence. «Nous devons donc trouver des réponses à l’énorme frustration de ces personnes. Cours de langue, stage professionnel mais aussi expulsion rapide ou prime au retour afin d’en finir avec l’attente», propose Christian Pfeiffer.

L’auteur du rapport préconise enfin le regroupement familial. Le cadre de la famille influence positivement le comportement des jeunes. Une proposition qui n’est pas innocente, alors que les négociations entre le Parti social-démocrate (SPD) et le Parti chrétien-démocrate (CDU) pour la formation d’un gouvernement pourraient achopper justement sur cette question du regroupement des familles.

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