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Expulsé, Hani Ramadan va faire opposition

L'islamologue suisse controversé Hani Ramadan a été expulsé de France samedi soir. Il va faire opposition.

Hani Ramadan, directeur du centre islamique de Genève, est «connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l'ordre public sur le sol français», précise la France. (Photo d'archives)
Hani Ramadan, directeur du centre islamique de Genève, est «connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l'ordre public sur le sol français», précise la France. (Photo d'archives)
AFP

Hani Ramadan, a été expulsé samedi soir de France vers la Suisse, a annoncé le ministère français de l'intérieur sur son site Internet. Il fait l'objet une interdiction administrative du territoire français, contre laquelle il va faire opposition, selon un communiqué dimanche.

Le directeur du centre islamique de Genève va faire opposition à cette décision «injustifiée», annonce-t-il dimanche. «L'arrêté que présente le ministre de l'Intérieur comprend en effet des erreurs et une approche réductrice de mes vraies opinions», explique-t-il.

L'arrêté lui a été remis samedi après-midi après une conférence qu'il a donnée à Colmar, en France voisine. Il a ensuite été conduit au commissariat de Colmar avant d'être reconduit à la frontière suisse de Bâle, selon le communiqué d'Hani Ramadan.

Ce dernier est «connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l'ordre public sur le sol français», avait précisé samedi le ministère français de l'intérieur sur son site Internet.

Pour la lapidation des femmes adultères

Ces derniers mois, plusieurs de ses conférences ont été annulées en France. Hani Ramadan est le frère de l'universitaire non moins polémique Tariq Ramadan, et petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens.

En septembre 2002, Hani Ramadan avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde l'application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Il avait été licencié de son poste d'enseignant de français par le Conseil d'Etat genevois pour propos «contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique».

(ats)

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