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MondeLes guerres urbaines font cinq fois plus de victimes

Un rapport du CICR révèle mercredi, à Genève, que près de la moitié des civils tués se trouvaient en Irak et en Syrie.

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
Keystone
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
AFP
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Les conflits urbains font cinq fois plus de victimes civiles que les autres types de guerre. Ils sont à l'origine de jusqu'à 70% des personnes tuées en Irak et en Syrie ces trois dernières années, révèle un rapport du CICR publié mercredi à Genève.

De 2010 à 2015, environ la moitié des civils tués se trouvaient dans ces deux pays et au Yémen. «Personne ni rien n'est épargné par les violences», dit le directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour le Moyen-Orient, Robert Mardini. Ce nombre de victimes en milieu urbain «est de loin trop élevé».

L'impact des sièges, de l'utilisation des armes explosives et des dommages aux infrastructures est important et le CICR appelle les parties à ne pas recourir à ces instruments. Les civils sont ciblés ou utilisés comme boucliers humains.

Selon des estimations, ils constitueraient plus de 90% des victimes d'armes explosives en milieu urbain contre moins de 35% dans d'autres zones. En raison de ces conflits, plus de 17 millions de personnes ont par ailleurs été déplacées par les violences en Irak, en Syrie et au Yémen.

Humanitaires et réfugiés

Les conséquences vont affecter des «générations» de citoyens de ces pays et elles pourraient engendrer de nouvelles violences. M. Mardini appelle les parties à considérer les effets de ces conflits et leurs alliés à les inciter à mieux respecter le droit international humanitaire (DIH). La reconstruction doit être menée par les organisations et les citoyens «locaux» même si la communauté internationale doit apporter un soutien, selon le directeur régional. Alliée du gouvernement syrien de Bachar el-Assad et ciblée pour son rôle dans les violences à Alep, la Russie organisait mercredi au Palais des Nations à Genève une conférence sur la réhabilitation de cette ville après les affrontements jusqu'en décembre dernier. Parmi les autres recommandations du CICR, l'organisation appelle à mieux protéger les travailleurs humanitaires. Elle demande un accès humanitaire «rapide, continu et sans entraves» aux populations urbaines et un soutien moral pour les victimes. De même que la possibilité pour les civils de quitter ces zones de manière sécurisée. Le déplacement forcé doit être évité. Et les réfugiés ou ceux qui sont contraints de fuir à l'intérieur du pays doivent être protégés.

ats

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