Passer au contenu principal

Guaido peut gérer des fonds gelés à l'étranger

L'opposant Juan Guaido a été autorisé à gérer des fonds gelés à l'étranger dans le cadre des sanctions contre Nicolas Maduro.

Juan Guaido peut disposer de l'argent et des comptes bancaires «bloqués appartenant à des personnes corrompues ou qui ont violé les droits de l'homme».
Juan Guaido peut disposer de l'argent et des comptes bancaires «bloqués appartenant à des personnes corrompues ou qui ont violé les droits de l'homme».
Keystone

L'opposition vénézuélienne, majoritaire à l'Assemblée nationale, a approuvé jeudi une loi qui doit permettre à son chef de file Juan Guaido de gérer environ 80 millions de dollars (77,5 millions de francs) de l'État vénézuélien gelés à l'étranger. Cette décision intervient dans le cadre des sanctions contre Nicolas Maduro.

Si Juan Guaido est reconnu par près de soixante pays comme président par intérim du pays richissime en pétrole, il ne dispose d'aucun budget public. Le président socialiste Nicolas Maduro a toujours la haute main sur les impôts, le budget de l'État ou l'état-major de l'armée vénézuélienne.

La loi approuvée par les élus du Parlement unicaméral donne une base juridique à la «libération» de fonds gelés par Washington dans le cadre de ses sanctions contre le gouvernement socialiste, a précisé à l'AFP le député Alfonso Marquina. Les États-Unis ont notamment bloqué les comptes bancaires américains de la compagnie pétrolière PDVSA, d'entreprises publiques vénézuéliennes et de Nicolas Maduro et de son entourage.

La loi, a poursuivi Alfonso Marquina, doit permettre à Juan Guaido de disposer de l'argent et des comptes bancaires «bloqués appartenant à des personnes corrompues ou qui ont violé les droits de l'homme». Ces sommes devraient être «administrées ou supervisées» à travers un fonds géré par l'Organisation des États américains (OEA), dont le siège est à Washington, selon le texte. «Nous sommes en conversation avec l'OEA pour définir le cadre de l'accord», a assuré Alfonso Marquina.

Élection non reconnue

La loi prévoit que les fonds «libérés» soient consacrés au financement de programmes d'action sociale et plus particulièrement «à l'urgence humanitaire» que traverse le Venezuela, ainsi qu'au «renforcement des relations internationales». Ils doivent aussi permettre de financer le «gouvernement de transition» de Juan Guaido.

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
AFP
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
1 / 150

L'opposant a été réélu le 5 janvier à la présidence du Parlement avec les seules voix de l'opposition, mais le gouvernement de Nicolas Maduro n'a pas reconnu cette élection. En outre, toutes les décisions de l'Assemblée nationale sont systématiquement censurées par la Cour suprême, que l'opposition accuse d'être aux ordres de Nicolas Maduro, depuis quatre ans.

De son côté, Juan Guaido tente, en vain, d'évincer l'héritier politique de Hugo Chavez (1999-2013) depuis un peu plus d'un an. Il qualifie Nicolas Maduro d'«usurpateur» en raison de la présidentielle «frauduleuse» de 2018 qui lui a permis de se maintenir au pouvoir.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.