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FranceLa grève des transports pourrait durer jusqu'à Noël

Emmanuel Macron s'est exprimé sur la réforme des retraites, évoquant un projet «historique pour le pays».

L'Assemblée a rejeté mardi soir les motions de censure de droite comme de gauche opposées à Edouard Philippe et son recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Cette dernière est de facto adoptée en première lecture. (Mardi 3 mars 2020)
L'Assemblée a rejeté mardi soir les motions de censure de droite comme de gauche opposées à Edouard Philippe et son recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Cette dernière est de facto adoptée en première lecture. (Mardi 3 mars 2020)
AFP
Édouard Philippe a dégaîné samedi le 49-3, engageant la responsabilité du gouvernement pour faire adopter le texte sur la réforme des retraites sans vote à l'Assemblée Nationale. (Dimanche 1er mars 2020)
Édouard Philippe a dégaîné samedi le 49-3, engageant la responsabilité du gouvernement pour faire adopter le texte sur la réforme des retraites sans vote à l'Assemblée Nationale. (Dimanche 1er mars 2020)
AFP
Le tableau à l'aéroport d'Orly photographié par une voyageuse. (Jeudi 5 décembre 2019)
Le tableau à l'aéroport d'Orly photographié par une voyageuse. (Jeudi 5 décembre 2019)
AFP
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La grève dans les transports en commun perdurait vendredi en France. Le gouvernement est déterminé à poursuivre sa réforme des retraites, «historique» selon Emmanuel Macron, tout en tentant de ménager les syndicats conviés à des discussions la semaine prochaine.

La mobilisation pourrait se prolonger jusqu'à Noël malgré l'invitation au dialogue du gouvernement, qui a dévoilé mercredi le contenu de son projet, suscitant la colère de l'ensemble des syndicats, y compris de ceux qui soutenaient jusqu'alors le principe de la réforme.

«C'est une réforme de refondation avant toute chose», a déclaré vendredi le président français, évoquant un projet «historique pour le pays», en réponse à des questions insistantes de la presse à Bruxelles. Emmanuel Macron est resté très discret depuis le début du mouvement le 5 décembre, laissant son Premier ministre Edouard Philippe en première ligne.

S'il veut relancer la concertation pour tenter de sortir du blocage et a déjà assoupli les projets initiaux de réforme, Édouard Philippe n'en reste pas moins déterminé à instaurer un «système universel de retraite» par points pour remplacer les 42 régimes actuels.

«Ligne rouge franchie»

Mais, a-t-il averti, «la seule solution est de travailler un peu plus longtemps (...), comme c'est le cas partout en Europe». Si l'âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans, le projet prévoit «un âge d'équilibre» progressivement amené à 64 ans et «un système de bonus-malus» pour inciter à travailler plus longtemps.

Inacceptable pour les syndicats qui ont promis d'amplifier le mouvement. La «ligne rouge est franchie», pour Laurent Berger, numéro un du premier syndicat de France, la CFDT. Favorable au principe d'un régime universel de retraite, la CFDT refuse absolument l'instauration d'un âge d'équilibre à 64 ans.

«Je suis prêt à discuter, évidemment qu'on va discuter», a toutefois déclaré Laurent Berger, qui n'en a pas moins appelé à manifester mardi aux côtés des organisations qui réclament le retrait du projet.

Après avoir échangé par téléphone avec les partenaires sociaux jeudi, Edouard Philippe «a confirmé sa proposition de dialogue pour continuer à améliorer le projet porté par le gouvernement», ont expliqué ses services. Des discussions doivent se tenir «le plus tôt possible la semaine prochaine».

Pas de trêve de Noël

Vendredi, les syndicats des enseignants, également très mobilisés par crainte de perdre une grosse partie de leur pension, ont en outre été reçus par le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer.

«Des enjeux précis» ont été «posés sur la table» mais «il nous manque encore des précisions et nous maintenons notre appel à la mobilisation mardi», a expliqué à l'AFP Stéphane Crochet, de SE-Unsa, à la sortie du ministère.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a confirmé que les policiers pourraient partir plus tôt à la retraite grâce à la prise en compte de «la dangerosité» de leur métier.

Toujours des perturbations

Pendant ce temps, les difficultés continuent pour les usagers de la région parisienne, avec toujours neuf lignes du métro fermées. Un quart des trains à grande vitesse et de banlieue circulent. Trois liaisons seront ainsi supprimées samedi entre la Suisse et la France. Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a demandé vendredi soir à la SNCF de préparer un «plan de transport». Ce dernier doit préciser quels trains seraient maintenus au moment des fêtes de fin d'année.

Edouard Philippe «a demandé au PDG de la SNCF (Jean-Pierre Farandou) de présenter d'ici mardi un plan de transport qui permette à chacun de savoir précisément et avec certitude quels trains seront maintenus à la circulation durant le week-end de départ en vacances de Noël», a annoncé Matignon à l'issue d'une réunion dans la soirée entre le chef du gouvernement, Jean-Pierre Farandou, et la patronne de la RATP Catherine Guillouard.

Jean-Pierre Farandou avait appelé un peu plus tôt les cheminots en grève contre la réforme des retraites à «faire une pause» pendant les fêtes, des responsables syndicaux renvoyant aussitôt la balle dans le camp du gouvernement.

ats

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