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Le gouvernement libère 600 prisonniers

Le régime de Daniel Ortega a libéré 636 prisonniers dont 13 opposants politiques qui seront assignés à résidence.

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
AFP
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Le gouvernement du Nicaragua a annoncé mardi la libération conditionnelle de 636 prisonniers à l'occasion de la semaine sainte. Parmi eux, figurent treize opposants emprisonnés pour avoir pris part à des manifestations antigouvernementales.

Les prisonniers libérés vont bénéficier d'un régime d'assignation à résidence, a annoncé le ministère de l'intérieur dans un communiqué. Ce régime permet aux prisonniers condamnés à des peines de courte durée d'achever leur détention en résidence surveillée chez eux ou dans leur famille. Le gouvernement a déjà procédé à ce type de remises en liberté de prisonniers de droit commun en décembre et en février pour un total de 2908 personnes.

Des centaines de prisonniers politiques

Parmi les 636 prisonniers qui vont être libérés figurent treize opposants, incarcérés pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega, a indiqué la présidente d'un comité pour la libération des prisonniers politiques. Ces opposants sont considérés comme des détenus de droit commun, mais leurs proches assurent qu'ils ont été arrêtés pour avoir participé aux protestations contre le pouvoir.

Selon l'opposition, environ 800 personnes sont détenues depuis qu'ont débuté il y a un an des manifestations contre le pouvoir du président Ortega, dont la répression a fait 325 morts et a entraîné le départ en exil de quelque 50'000 Nicaraguayens. La commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) évoque 647 opposants emprisonnés et les autorités 350.

(ats)

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