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Le gouvernement italien a prêté serment

C'est jeudi que les nouveaux vingt-et-un ministres italiens, à tendance de gauche, ont prêté serment.

La coalition gouvernementale explose en Italie.

Le nouveau gouvernement italien de Giuseppe Conte, porté par une majorité pro-européenne et penchant à gauche, a prêté serment jeudi devant le président Sergio Mattarella. Il doit maintenant passer le cap d'un vote de confiance au parlement.

Les 21 ministres, dont sept femmes, ont prononcé la formule traditionnelle, jurant d'être fidèles à la République, la Constitution et aux lois, le premier à le faire étant M. Conte. Après avoir prêté serment, ils devaient se rendre au siège du gouvernement pour participer à un premier conseil des ministres.

Giuseppe Conte, un juriste de 55 ans, novice en politique jusqu'à l'an passé et considéré comme proche du M5S, s'est attaché à constituer une équipe respectant l'équilibre entre deux forces politiques qui s'étaient jusqu'ici toujours combattues.

Faible majorité au Sénat

Ce gouvernement comprend dix ministres du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), neuf du Parti démocrate (PD, centre-gauche), un appartenant au petit parti de gauche Liberi e Uguali (Libres et Egaux, LEU), ainsi qu'une femme sans étiquette, l'ex-préfète de Milan Luciana Lamorgese devenue ministre de l'Intérieur.

Désormais, M. Conte va préparer un discours de politique générale qu'il prononcera lundi à la Chambre des députés avant un vote de confiance qui ne devrait pas poser de problèmes, avec plus de 340 députés sur 630, appartenant aux partis de la majorité gouvernementale.

Selon des projections, la situation est un peu moins confortable au Sénat où la nouvelle coalition disposerait de seulement 167 élus sur 315, une majorité étroite de seulement neuf sièges.

Tensions avec Bruxelles

Ce nouvel exécutif pro-européen succède à celui formé par le M5S et la Ligue (extrême droite), où le souverainiste Matteo Salvini avait acquis un poids prépondérant, entraînant de fortes tensions avec Bruxelles et plusieurs capitales européennes, en particulier Paris et Berlin.

Au cours de ses 14 mois à la tête du ministère de l'Intérieur, Matteo Salvini a souvent critiqué ses partenaires de l'Union européenne, les accusant de vouloir transformer l'Italie en «camp de réfugiés» et d'un manque de solidarité dans la gestion des migrants.

Sur les sujets économiques, face à un Salvini très «pro-business», c'est le courant eurosceptique du M5S, formation bâtie sur le rejet de la vieille classe politique, qui s'était opposé à des projets européens comme la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

(ats)

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