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Macédoine: la sombre route de l’espoir

A Gevgelija, les migrants en transit vers les Balkans rencontrent le meilleur et le pire. Reportage.

La vieille borne-frontière de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie (RSFY) de Tito ne s'attendait certainement pas à voir passer un tel flux ininterrompu de migrants. Plus de cent mille personnes seraient passées par cette ligne entre la Grèce et la Macédoine. L'armée et la police tentent de réguler ce flot aujourd'hui, mais l’anarchie règne.

L'attente est devenue la complice des migrants. Les traits sont marqués, les enfants sont épuisés et portés à bout de bras, l’inquiétude se lit sur leur visage. La pluie se met à tomber. Syed, jeune afghan de 25 ans, voit le signe des premières gouttes comme une libération, car il a fait très chaud sur les routes poussiéreuses de Grèce. Zarko, militaire macédonien qui termine son service ici, s’attend à l’arrivée de sept-mille personnes ces prochaines heures avec les derniers trains de Thessalonique. Il se demande ce que Angela Merkel a dans la tête en ouvrant ainsi sa frontière.

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