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SyriePas de gaz innervant utilisé à Douma en avril

Une équipe d'enquêteurs a effectué plus d'une centaine de prélèvements à Douma après l'attaque du 7 avril dernier, en Syrie.

L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)
L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)
AFP
L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)
L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)
AFP
Image prise d'une vidéo postée sur Facebook par le comité de coordination de Douma montrant des enfants et des adultes être soignés et aspergés d'eau dans un hôpital de Douma. L'AFP a retransmis cette vidéo. Le régime syrien nie avoir eu recours à des produits toxiques. (8 avril 2018)
Image prise d'une vidéo postée sur Facebook par le comité de coordination de Douma montrant des enfants et des adultes être soignés et aspergés d'eau dans un hôpital de Douma. L'AFP a retransmis cette vidéo. Le régime syrien nie avoir eu recours à des produits toxiques. (8 avril 2018)
AFP
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L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué vendredi n'avoir pas trouvé de preuve de l'usage de gaz innervant lors de l'attaque commise dans la ville syrienne de Douma en avril. Des traces d'un possible recours au chlore ont été décelées.

Une équipe d'enquêteurs de l'organisation basée à la Haye a effectué plus d'une centaine de prélèvements sur sept sites à Douma quand ils avaient pu accéder aux lieux, plusieurs semaines après l'attaque du 7 avril dernier. «Les résultats montrent qu'aucun agent innervant organophosphoré, ou leurs résidus, n'ont été détectés», indique l'organisation dans un rapport préliminaire.

«En plus des résidus d'explosifs, différents composés chlorés ont été trouvés», a-t-elle cependant ajouté. «Le travail visant à établir la signification de ces résultats est en cours», a ajouté l'OIAC. Il s'agit de déterminer si les traces détectées peuvent être le signe d'une source active de chlore, dont la présence dans l'environnement n'est pas naturelle.

Tensions diplomatiques

Des médecins et secouristes avaient indiqué qu'une quarantaine de personnes avaient été tuées dans l'attaque, la plupart dans un immeuble sur le toit duquel avait atterri un cylindre. L'équipe d'enquêteurs travaille toujours à la «localisation du cylindre» et à sa «provenance», a encore indiqué l'OIAC.

L'attaque sur la Douma, imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux, et à la suite de laquelle des témoignages avaient fait état du recours au gaz sarin, avait déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques avec son allié russe.

La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d'entraver l'accès des inspecteurs de l'OIAC à Douma, des accusations qu'elle a rejetées avec véhémence en les qualifiant de «sans fondement». Elle a accusé les secouristes syriens, les «casques blancs», d'avoir mis en scène une attaque chimique.

(ats)

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