Passer au contenu principal

Gay Pride géante pour les 50 ans de Stonewall

Venue des quatre coins du globe, la communauté LGBT s'est donné rendez-vous dimanche dans la Grosse Pomme pour célébrer les événements fondateurs de Stonewall.

C'est devant Stonewall Inn, un bar gay de Greenwich Village, qu'à l'été 1969, des émeutes opposèrent policiers et gays excédés par la répression de leur communauté. (Dimanche 30 juin 2019)
C'est devant Stonewall Inn, un bar gay de Greenwich Village, qu'à l'été 1969, des émeutes opposèrent policiers et gays excédés par la répression de leur communauté. (Dimanche 30 juin 2019)
AFP
La police attendait 150'000 participants et quelque trois millions de spectateurs pour cette «World Pride» record. (Dimanche 30 juin 2019)
La police attendait 150'000 participants et quelque trois millions de spectateurs pour cette «World Pride» record. (Dimanche 30 juin 2019)
AFP
«Stonewall, c'était des émeutes, et c'est important que la Gay Pride ne soit pas trop récupérée par les grandes entreprises», souligne un participant. (Dimanche 30 juin 2019)
«Stonewall, c'était des émeutes, et c'est important que la Gay Pride ne soit pas trop récupérée par les grandes entreprises», souligne un participant. (Dimanche 30 juin 2019)
1 / 8

«C'est fou le monde qu'il y a»: Manhattan accueillait dimanche une Gay Pride géante pour marquer le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall, sur fond de montée des extrêmes qui inquiète la communauté LGBT.

Pour cette Gay Pride censée être «la plus importante jamais organisée dans le monde», selon le maire démocrate de New York Bill de Blasio, qui était de la partie, une foule de tous âges, s'était massée le long de la 5e Avenue.

Sous le soleil, sifflant et applaudissant copieusement, les participants défilaient sous les couleurs arc-en-ciel, symboles de la communauté gay, pour un évènement traditionnellement riche en tenues excentriques et corps dénudés.

Inquiétudes

«C'est très important d'être là avec tout ce qui se passe, toute la haine, montrer qu'on soutient la communauté (LGBT) et qu'on les aime (...) C'est formidable de voir combien il y a de gens ici», a déclaré Sam Trip, 22 ans, chaussettes arc-en-ciel jusqu'aux cuisses, venue du New Jersey voisin assister au défilé, avec ses collègues d'une grande enseigne de café.

«Avec le gouvernement Trump aux Etats-Unis et la montée de toutes les politiques fascisantes dans le monde, c'est important de se battre et d'être là», a renchéri Vinicio Albani, un Suisse de 50 ans venu de Zurich avec son compagnon, évoquant plusieurs récentes agressions contre des gays dans son pays.

Plusieurs citaient, parmi leurs inquiétudes, les attaques récurrentes contre les personnes transgenres, particulièrement visibles cette année, avec leurs drapeaux bleu-blanc-rose et une sortie remarquée sur des échasses d'acteurs de la série «Pose», plongée fictionnelle dans la communauté transgenre new-yorkaise de la fin des années 1980.

Hommage à Stonewall

La police attendait 150'000 participants et quelque trois millions de spectateurs pour cette «World Pride» record, hommage au 50e anniversaire des émeutes de Stonewall: c'est devant ce bar gay de Greenwich Village, que, six jours durant à compter du 28 juin 1969, des émeutes opposèrent policiers et gays excédés par la répression de leur communauté.

Ces évènements allaient dynamiser le mouvement pour les droits homosexuels et donner naissance en juin 1970 à la première Gay Pride new-yorkaise, une manifestation qui devait essaimer dans les métropoles du monde entier, même si l'homosexualité reste illégale dans quelque 70 pays.

Au fil des années, la manifestation est devenue très grand public: personnalités politiques - le maire et le gouverneur de New York étaient là dimanche - jeunes scouts ou policiers défilent désormais aux côtés d'associations homosexuelles. Une manifestation encadrée de près, avec bienveillance, par les forces de l'ordre, dont les responsables avaient reconnu début juin s'inquiéter de la montée des extrêmes qui alimentent l'homophobie.

Marche alternative

Les entreprises s'associent aussi de plus en plus à l'évènement, avec cette année quelque 70 entreprises sponsors, y compris des noms connus dans le monde entier comme Morgan Stanley, Axa ou Delta. Une «récupération» commerciale dénoncée par certains, qui organisaient cette année pour la première fois une marche alternative, intitulée «Reclaim Pride» («Se réapproprier la Gay Pride»).

Leur marche plus austère, avec de nombreux panneaux dénonçant les politiques de l'administration Trump, avait rassemblé dans la matinée plusieurs milliers de personnes. «Stonewall, c'était des émeutes, et c'est important que la Gay Pride ne soit pas trop récupérée par les grandes entreprises», a souligné Bennett Sherr, 20 ans, étudiant à l'université de Cornell.

La polémique avec la marche principale est néanmoins restée limitée: beaucoup de participants du défilé contestataire reconnaissaient qu'ils assisteraient ensuite aussi à la «World Pride».

Cette Gay Pride géante, point d'orgue de nombreux évènemments organisés depuis début juin à New York pour l'anniversaire de Stonewall, devait se terminer par une soirée festive à Times Square et un concert de Madonna, icône de la communauté gay.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.