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Union européenneFrans Timmermans déplaît aux pays de Visegrad

Les dirigeants européens devaient reprendre leurs travaux à 11h00 afin de trouver un successeur à Jean-Claude Juncker comme président de la Commission européenne.

Qui de Margrethe Vestager (gauche) ou de Frans Timmermans présidera la Commission européenne?
Qui de Margrethe Vestager (gauche) ou de Frans Timmermans présidera la Commission européenne?
Keystone

Les quatre pays du groupe de Visegrad (V4: Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) restent opposés à la désignation du social-démocrate néerlandais Frans Timmermans à la tête de la Commission européenne, a déclaré le Premier ministre tchèque Andrej Babis.

«M. Timmermans n'est pas acceptable à nos yeux. Nous voulons une personnalité qui n'a pas une perception négative de notre région», a expliqué M. Babis mardi, au troisième jour d'un sommet à Bruxelles sur les hautes fonctions européennes. Il a assuré que cela n'avait rien à voir avec l'appartenance du Néerlandais à la famille socialiste.

«Au sein du V4, nous représentons quatre partis différents, mais nous sommes unis sur ce point», a lancé le chef du gouvernement tchèque, membre des libéraux européens (Renew Europe).

Interrogé quant à une possible accession de la libérale danoise Margrethe Vestager à la présidence de l'exécutif européen, M. Babis a estimé qu'elle ferait un excellent travail à ce poste, tout en reconnaissant que plusieurs Etats restaient opposés à sa désignation. «Certains ont aussi précisé qu'elle n'aurait pas le soutien nécessaire au Parlement européen», a-t-il ajouté.

Equilibres délicats

Pour entrer en fonction, le président de la Commission doit en effet bénéficier de l'assentiment de 21 des 28 membres du Conseil européen (représentant minimum 65% de la population de l'UE), mais aussi obtenir par la suite une majorité absolue au Parlement européen.

Le sommet européen extraordinaire, entamé dimanche soir, n'a toujours pas débouché sur un accord concernant l'attribution des quatre hautes fonctions européennes dont il est responsable.

Outre la présidence de la Commission, sont aussi à pourvoir - en respectant des équilibres politiques, géographiques et de genre - celles du Conseil et de la Banque centrale européenne (BCE), ainsi que le poste de haut représentant de l'UE aux Affaires étrangères.

«Je suis confiant quant à notre capacité à trouver un accord aujourd'hui», a assuré M. Babis. Les pays du V4 ne disposent pas seul d'une minorité blocage, mais il est toutefois peu probable que les autres Etats leur imposent un candidat.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle-même insisté lundi pour que le candidat réunisse «le plus grand consensus possible». Les dirigeants européens devaient reprendre leurs travaux à 11h00.

ats

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