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La France ne renégociera pas le Brexit

Par la voix de sa ministre des Affaires européennes, la France a mis les choses au clair avec Boris Johnson et Jeremy Hunt.

La ministre française des Affaires européennes, Amélie de Montchalien, à Paris en mai dernier.
La ministre française des Affaires européennes, Amélie de Montchalien, à Paris en mai dernier.
AFP

La France a prévenu vendredi les deux candidats au poste de Premier ministre britannique qu'elle n'accepterait pas de renégocier l'accord de sortie de l'Union européenne. Elle confirme les mises en garde de Bruxelles.

«Si le Royaume-Uni veut sortir de l'Union et s'il veut sortir de manière ordonnée, alors l'accord que nous avons sur la table c'est l'accord négocié depuis deux ans», a indiqué la ministre des Affaires européennes Amélie de Montchalin devant l'Association de la presse anglo-américaine à Paris.

Le favori pour le poste, l'ex-maire de Londres Boris Johnson, figure pro-Brexit, affrontera le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt dans cette course au 10 Downing Street qui sera tranchée d'ici fin juillet. Les deux candidats ont tous deux exprimé le voeu de le renégocier. Mais Bruxelles a clairement indiqué qu'il n'y aurait pas d'alternative.

Pour Amélie de Montchalin, si Boris Johnson, Jéremy Hunt «et tous les autres», opposition comprise, veulent négocier avec l'Europe la déclaration qui régira l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et l'UE, «ils sont les bienvenus». Quant à «rouvrir l'accord de retrait, la position du Conseil (européen) est très claire: c'est non», a-t-elle martelé en écho aux déclarations des présidents du Conseil Donald Tusk et de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Propos coupés au montage

Boris Johnson était de nouveau vendredi au coeur d'une controverse après la révélation d'une insulte, coupée au montage à la demande du Foreign Office, proférée dans un documentaire de la BBC: alors à la tête de la diplomatie britannique, il affirmait que les Français se comportaient comme des «cons» sur le Brexit, selon le «Daily Mail».

La ministre française a refusé de commenter ces propos. L'intéressé a dit vendredi qu'il ne se souvenait pas de les avoir tenus. «Je préfère ne pas commenter des mots que je ne comprends pas moi-même parce qu'ils ne sont pas du registre linguistique que j'ai appris à l'école», a justifié Amélie de Montchalin. Elle a assuré qu'en tous les cas, «la France et toute l'Union travailleront avec le prochain Premier ministre parce qu'il aura été choisi par les institutions britanniques».

Initialement prévu le 29 mars, le Brexit a été repoussé au 31 octobre après trois rejets par les députés britanniques de l'accord de divorce négocié deux ans durant par Theresa May.

(ats)

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