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Une Française à la tête de l’Unesco, au nez du Qatari!

Hamad al-Kawari avait fait la course en tête. Mais au final, c’est Audrey Azoulay qui a été élue ce vendredi directrice générale.

Audrey Azoulay qui a été élue ce vendredi directrice générale.
Audrey Azoulay qui a été élue ce vendredi directrice générale.
Reuters

Il se voyait déjà aux commandes de l’Unesco, lui qui a fait toute la course en tête! Ce n’est pourtant pas le candidat qatari Hamad Bin Adulaziz al-Kawari qui a été élu ce vendredi à la direction générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Une Française, Audrey Azoulay, lui a finalement brûlé la politesse dans la dernière ligne droite. Une majorité de voix se sont portées sur cette férue de cinéma qui fut brièvement ministre de la Culture sous l’ancien président François Hollande.

Il faut dire que la candidature présentée par le Qatar était controversée. Nombre d’observateurs dénonçaient la «diplomatie du chéquier» menée par l’émirat, qui voulait s’offrir une direction d’agence de l’ONU comme il s’est offert clubs de football, entreprises et grands événements culturels et sportifs.

Surtout, le Centre Simon-Wiesenthal s’était étonné de la candidature du ministre qatari dans une lettre adressée en mars à l’Unesco. Il lui reprochait notamment «les festivals de haine antisémite qui se déroulaient sous son autorité au Salon du livre de Doha». Le Centre Simon-Wiesenthal pointait aussi du doigt une préface signée par Hamad Bin Adulaziz al-Kawari pour un ouvrage qualifiant de mythe le lien entre Israël et Jérusalem, ou désignant l’Etat hébreu comme l’origine de tous les problèmes au Proche et Moyen-Orient.

Or, l’Unesco vient d’être lâchée jeudi par son plus gros financeur, les Etats-Unis (20% du budget), qui dénoncent à la fois une gestion financière déplorable et des «préjugés anti-israéliens persistants». L’Etat hébreu, dans la foulée, a aussi annoncé son retrait. Les deux pays sont en effet remontés contre cette organisation depuis qu’en 2011 la Palestine y a obtenu le statut d’Etat membre.

Audrey Azoulay, par contraste, est née à Paris dans une famille juive marocaine originaire d’Essaouira. Son père est le banquier et homme politique André Azoulay, conseiller de l’actuel roi du Maroc comme il l’avait été de son père, Hassan II. Sa mère est la femme de lettres Katia Brami. La nouvelle directrice de l’Unesco, à 45 ans, incarne ainsi à sa manière le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.

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