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Un fidèle de Mahmoud Abbas nommé 1er ministre

Proche du président palestinien, Mohammad Chtayyieh a été placé à la tête du gouvernement. Le Hamas dénonce un «monopole du pouvoir».

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Keystone
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
AFP
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Le président palestinien Mahmoud Abbas a nommé dimanche l'un de ses proches, Mohammad Chtayyeh, premier ministre. Il l'a aussitôt chargé de former un nouveau gouvernement, a indiqué Mahmoud Al-Aloul, le vice-président du Fatah, le parti de M. Abbas.

Écarter le Hamas

Fin décembre, le président palestinien avait annoncé vouloir dissoudre le Parlement palestinien contrôlé par le Hamas, le mouvement islamiste rival du Fatah, et organiser des élections dans les six mois. Un mois plus tard, le précédent Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, remettait sa démission.

Ces annonces et la nomination de Mohammad Chtayyieh, un des fidèles du président palestinien, à la tête du gouvernement, sont perçues par les analystes comme une manière pour Mahmoud Abbas d'écarter encore davantage le Hamas qui contrôle Gaza. Ces derniers avaient été consultés lors de la formation du précédent gouvernement en 2014.

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a dénoncé dans un communiqué un nouveau gouvernement qui "reflète l'unilatéralisme d'Abbas et son monopole du pouvoir", mettant en garde contre la volonté du président palestinien de séparer la bande de Gaza de la Cisjordanie occupée.

Paysage politique figé

Le gouvernement est l'émanation de l'Autorité palestinienne, entité intérimaire internationalement reconnue et censée préfigurer un Etat indépendant qui comprendrait la Cisjordanie et la bande de Gaza, séparées de quelques dizaines de kilomètres par le territoire israélien. Mais dans les faits, c'est le président palestinien qui prend les décisions importantes.

Le mandat de Mahmoud Abbas en tant que président a expiré en 2009, mais il est resté en fonction faute d'élections. Le dernier scrutin pour élire le parlement palestinien a eu lieu en 2006. Le Hamas avait alors remporté les élections législatives palestiniennes, mais la communauté internationale a refusé de reconnaître cette victoire.

Un an plus tard, le mouvement islamiste prenait le contrôle de la bande de Gaza au terme d'une quasi-guerre civile avec le Fatah. Depuis, tous les efforts de réconciliation entre le Fatah et le Hamas n'ont pas abouti, figeant le paysage politique palestinien.

(ats)

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